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diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 10h15 sur France 3

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– C'est dans cet état d'esprit que 27 médecins déposent leur démission administrative.
– Je suis là depuis 25 ans. J'ai commencé mes études à l'hôpital public à l'âge de 19 C'est un geste de désespoir. La démission administrative, c'est dire qu'on n'en peut plus. On est presque arrivés à ne plus pouvoir faire le soin, ce qui est notre philosophie, notre éthique.
– Ils ont défilé en fin d'année, mais le gouvernement n'a pas répondu à leurs attentes. Pour eux, il manque 600 millions d'euros sur l'ensemble du territoire. Pour eux, il y a une gestion mal adaptée.
– Nos collègues pneumologues ont un endoscope qu'ils n'ont pas pu réparer. Ils ne peuvent pas proposer leur savoir-faire. Sur le paramédical, il manque des choses très simples comme des gants. Cet été, il n'y avait pas de ventilateur malgré la canicule.
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– Les médecins veulent alerter la population.
– Ça a commencé aux urgences il y a un an. Petit à petit, le point critique a été dépassé à plein d'endroits en même temps. Vous avez évidemment entendu parler des problèmes de pédiatrie. Nous sommes au seuil de l'effondrement.
– C'est un signe important. On se rend compte que ce n'est pas l'infirmière qui va faire la grève ni l'aide-soignante. Nous sommes tous ensemble.
– Les médecins donnent 8 jours au gouvernement pour réagir.
– Ariane Combes : Cette crise pèse lourdement sur le moral des soignants. A Rennes, nous rejoignons une pédiatre.
– Ne pensez surtout pas que le blues qui gagne l'hôpital public concerne seulement les services d'urgence. Les soignants dénoncent régulièrement le manque de temps auprès des patients, comme ce docteur arrivé en 2000 à l'hôpital Sud de Rennes en pédiatrie. Elle a vu les entrées progresser, mais pas les lits.
– Je fais un métier fabuleux, mais à quel prix? Il faut trouver du sens et du plaisir à faire ce métier. C'est de plus en plus dur d'avoir des journées qui se sont bien passées.
– Beaucoup plus d'administratif, plus d'échelons hiérarchiques, une communication difficile et un leitmotif: la rentabilité.
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