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Chroniques d'en haut


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 9h10 sur France 3

– Pour quelles raisons cette ligne ferroviaire a-t-elle été classée au patrimoine mondial de l'humanité ?
– Il a fallu inventer des compétences d'ingénierie spécifiques pour cette ligne. C'est réellement extraordinaire avec quel soin, quelle qualité et quelle ingéniosité technique cette construction a été réalisée.
– On approche d'un viaduc exceptionnel?
– Oui, c'est le plus haut et le plus profond sur la ligne de l'Albula, 85m de haut et 42m de large.
– Et tout au long de la ligne, il y a des ouvrages exceptionnels ?
– Oui, ce viaduc n'est qu'un exemple. On en a plus de 50 de ce genre et chacun est unique, intégré dans le paysage avec les pierres de la région.
– Le plus fantastique est le viaduc de Landwasser, célèbre dans le monde entier pour cette image qu'il offre d'un train avalé par une montagne.
– L'aventure humaine de ce chantier a été une véritable épopée. Cette histoire fait aussi partie du patrimoine UNESCO. Comment ça s'est passé ? d'une montagne à l'autre, les ingénieurs devaient inventer de nouvelles solutions. Ils ont dû trouver plusieurs milliers de travailleurs, souvent immigrés, pour construire, dans des conditions misérables et sans aide technique, des viaducs et des tunnels, essentiellement à la main.
– Il y a eu des accidents ?
– Pendant la construction, oui. Surtout à cause du maniement des explosifs sur les viaducs. C'est pourquoi la Compagnie des chemins de fer rhétiques a été une des premières à mettre en place une assurance pour les familles des victimes, durant la construction.
– Ce train est une telle star qu'une chaîne canadienne fait actuellement un reportage. Leur hélico est juste au-dessus. Ce train est une star mondiale.
– A bord du Bernina Express, Laurent n'est pas au bout de ses surprises. Après le village de Bergun, il va découvrir un manège ferroviaire qui va bouleverser ses repères, les fameux tunnels hélicoïdaux. Pour éviter de gravir une pente trop forte, les ingénieurs de la ligne ont eu l'idée folle de grimper en colimaçon les 500m de dénivelé pour atteindre le col.
– En bas, tu vois où on est entrés pour monter dans la montagne.