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Ça commence aujourd'hui


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 13h55 sur France 2

– Nina:Je pense. Mes enfants sont extra. Ils ont minimisé beaucoup.
– Félix Bollaert : Vous avez quoi, comme rapport aux hommes, aujourd'hui? Vous avez quelqu'un dans votre vie?
– Nina: J'ai vu des gens. J'ai vu quelqu'un. Je ne veux pas d'histoire d'amour. Je ne veux plus me lancer comme ça, aimer à corps perdu. J'ai tellement aimé mon mari... Ça ne devrait pas être permis d'aimer à ce point. Je ne veux plus. Pas comme ça. Si je dois aimer comme ça, ce serait d'une façon plus intelligente. J'ai perdu tous mes repères. Aujourd'hui, si vous me dites de séduire un homme, je serais incapable de le faire. Je n'ai plus les codes. J'ai l'impression qu'il n'y a que mon corps qui pourrait fonctionner, donc pour une relation sexuelle. Tout ce qui est séduction, attirance, tendresse...
– Félix Bollaert : Vous n'avez plus du tout confiance en vous. Vous êtes plus blessée par la trahison de cet homme que vous aimiez tant que par la prostitution, ce que vous avez été obligée de faire.
– Nina: C'était double peine, mais je pense que oui... Les deux.
– Félix Bollaert : L'avoir perdu, lui.
– Nina: Je ne sais pas. Au final, il fallait que ça s'arrête. Je lui ai déjà dit: "Merci de m'avoir trompée." J'ai ouvert les yeux. J'ai pu arrêter. Je lui ai dit. Je pense que c'est double peine. Les deux choses m'ont abîmée atrocement.
– Félix Bollaert : Qu'est-ce que ça vous inspire, Marie, quand vous écoutez Nina qui est très forte et courageuse, qui s'exprime très bien quand elle retraduit ce qu'elle a vécu?
– Marie: Beaucoup de similitudes. Dans la relation avec les hommes, le contexte, comment ça se passait avec les hommes... Ce qui a été différent avec moi, c'est que j'ai été contrainte.
– Félix Bollaert : Expliquez-moi. Vous aviez quelâge? De quelle manière avez-vous été contrainte?
– Marie: J'étais une jeune fille qui avait très peu d'amis. J'avais 17 ans et demi. A l'époque, j'avais un petit ami. Ça se passait très bien, mais il me manquait une complicité avec des filles. Je suis partie sur des réseaux sociaux pour lesjeunes.
– Félix Bollaert : Pour rencontrer des copains?
– Marie: Non, des copines.