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Journal 13h00


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 13h00 sur France 2

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– Pas d'ici 2022 et la fin de son mandat, c'est l'engagement qu'E_Macron a pris avant-hier à Pau devant une délégation d'éleveurs. Ces une grande première pour les adversaires de l'ours, qui attendent une confirmation par écrit d'ici 2 mois.
– Je ne suis pas naïf. Nous resterons vigilants et proactifs sur ce dossier
– C'est un espoir pour les 4000 éleveurs ariégeois dont les troupeaux partent en transhumance chaque été en haute montagne, à proximité des ours.
On évalue leur nombre à une quarantaine mais c'est en Ariège qu'a lieu la majorité des attaques, en forte hausse l'an passé, d'après des éleveurs. Rémi a perdu 80 brebis l'été dernier, 10 % de son cheptel. La fin des lâchers ne suffira pas à régler le problème.
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– Depuis 20 ans de cohabitation, on a prouvé que ce n'était pas possible. On demande la "décohabitation"_ 0K, des ours sont là. On ne va peut-être pas les exterminer du jour au lendemain, mais gérons cette population.
– Son père, berger avant lui, attend aussi des mesures plus radicales.
– Quand il y avait le vrai ours des Pyrénées, nos anciens se sont débrouillés avec leurs moyens pour le détruire. C'est que ça posait déjà problème.
– Sans aller aussi loin, le chef de l'Etat s'est aussi engagé à créer une nouvelle instance pour mieux porter la voix des élus locaux, réunis l'été dernier lors d'une manifestation. Pas de quoi inquiéter les défenseurs de l'ours, prêts à aller en justice une fois encore.
– La réalité est en trompe-l'oeil. Il y a une obligation légale de restaurer une population viable d'ours dans les Pyrénées, par une directive européenne. Donc, ilfaudra lâcher de nouveaux ours et on lâchera de nouveaux ours dans les Pyrénées, plus tard, mais on en lâchera.
– Une directive européenne incite les Etats membres à étudier l'opportunité de réintroduction des ours si cela contribue à la conservation de l'espèce mais à partir de quand pourra-t-on considérer qu'il y a suffisamment d'ours dans les Pyrénées? Les associations estiment qu'ilfaudrait une centaine d'individus, 2 fois plus qu'aujourd'hui, pour assurer le renouvellement de la population pyrénéenne, un chiffre inenvisageable pour les éleveurs qui travaillent dans la montagne.
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