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Ça commence aujourd'hui, des nouvelles de nos invités


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 10h30 sur France 2

– Félix Bollaert : Il y a eu combien de temps entre le moment où les choses ont été dites et le moment où elle a commencé à ramener les copines à la maison de manière naturelle, sans que cela pose problème?
– Christine: A peu près 2 ans.
– Eric: Pendant 2 ans, c'était caché.
– Christine: Quand on nous disait: "il n'y a pas de petit copain?"
– Félix Bollaert : Là, vous les repreniez.
– Christine: Naturellementje disais: "ce sera des petites copines."
– Félix Bollaert : Comment réagissaient les proches? Ce n'est pas toujours très facile.
– Christine: C'était naturel. C8 passe comme ça. Après, on en discute plus profondément avec la famille ou les amis proches. C'est là que les gens nous disent souvent: "si ça nous arrive, de toute façon, on sera comme vous." Moi, je leur disjuste que l'on dit ça parce que tout va bien, mais ce sont des annonces à recevoir, à digérer.
– Félix Bollaert : Est-ce qu'il y a des gens qui vous ont dit que c'était de votre faute?
– Eric: Non. Mais on a été aidés par le fait que la famille a toujours accepté. Dans son travail, Christine a eu la chance d'avoir avec elle un garçon homosexuel. Elle a pu en causer avec lui.
– Christine: Ça m'a aidé. C'était un jeune homme. Il était homosexuel et le vivait très bien, ouvertement. A son contact, ce qu'il me renvoyait, je me disais que c'était possible. Pour ses parents, ce n'était pas tabou mais ils n'en parlaient pas. Je me suis dit que nous, on devait en parler. Quelques années plus tard, je travaillais de nuit. On discutait de l'homosexualité de ma fille. En aparté, cette jeune fille m'a dit qu'elle admirait la façon dontje parlais de ma fille. Elle aurait aimé que ses parents aient la même réaction. Je ne savais pas qu'elle était homosexuelle mais ça m'a fait du bien. J'avais une certaine fierté.
– Félix Bollaert : Carole, on a pu vous reprocher que c'était de votre faute?
– Carole: Oui, une fois, une pédopsychiatre_
– Félix Bollaert : Super!
– Carole: Elle m'a carrément dit que mon fils prenait mon reflet, il voulait faire miroir par rapport à moi car on est en fusion tous les 2. Du coup, j'étais son modèle.