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Le bébé de Jérôme

Mon histoire vraie


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 9h35 sur TF1

– Bonne nuit.
– Avec ça, je crains rien.
– Si c'est un fantôme, ça servira à rien.
– Arrête ! Déjà que j'ai la trouille... Embrasse-moi.
– T'as rien à craindre. Je suis en bas, je veille. Grincements de parquet
– Petite, je croyais aux fantômes, même si je savais que c'était mon frère, en fait. Le problème, c'est que là, c'était vrai. "Mon histoire vraie" Je m'appelle Emilie. Ma grand-mère m'a légué sa maison, là où je passais toutes mes vacances. Avec mon mari, on a décidé d'y emménager. J'aimais ce lieu. Ça me rappelait les jeux de cache-cache de mon enfance. Colette, la voisine, devait nous ouvrir. C'était un vendredi 13, j'aurais dû me méfier.
– Voilà, voilà. Enfin ! Ça fait des heures que j'attends.
– Bonjour ! Ça va ?
– Pardon, on était coincés dans les embouteillages. Voici mon mari, Xavier.
– Je peux pas, j'ai de l'arthrite. Il n'y a pas de doute. Les mêmes yeux enfoncés que la vieille Augustine. Les chiens font pas des chats ! Suivez-moi. Aérez parce que c'est plein d'humidité. Votre grand-mère n'a jamais fait réparer le toit.
– Ah bon ? Il est en mauvais état ?
– Il faut changer les tuiles cassées.
– On appellera une entreprise pour les remplacer et refaire l'isolation. Avec Xavier, on va enlever ces vieux meubles.
– Je vais y aller, j'ai du boulot.
– Au revoir ! La voisine de rêve !
– Et c'était la meilleure copine de ma grand-mère ! Moi, j'avais qu'une envie, c'était redécouvrir ces lieux. On avait du boulot. On a commencé par la chambre de ma grand-mère. Ça a 30 ans, tout ça ! Que va-t-on en faire ?
– Il y a un truc qui coince. Coucou !
– Oh ! C'est mon Willou ! Mon doudou de quand j'étais petite. "22 janvier 1973. "La maison d'à côté a été rachetée. "Ils veulent replanter la haie mitoyenne. "Ils n'ont pas intérêt à déborder !"
– C'est mesquin, dis donc. Qui a écrit ça ?
– "Augustine 1962." C'est le journal de ma grand-mère. On continue. On a plein de boulot.
– On a rangé. Le soir venu, on était vraiment crevés. On s'est dit qu'on bougerait les meubles le lendemain. Moi, j'avais hâte de lire le journal. Demain, c'est le grand jour.