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La maison des Maternelles


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 9h20 sur France 5

– C'est à l'obstétricien de dire si le bébé doit sortir de suite ou si le sphincter anal va se déchirer. Je pense que ce dialogue doit avoir lieu en amont.
– Agathe Lecaron : Les préparations à l'accouchement sont importantes. Ce labelva garantir le respect du consentement libre et éclairé des patientes?
– Pr I.Nisand: Bien sûr, mais un consentement peut-il être possible sans informations? La 1re étape pour obtenir le consentement, c'est d'avoir donne les infos. Il faut donner les informations. Il faut que les patientes les lisent et les relisent. Il faut qu'elles en parlent avec leur médecin. Il ne faut pas les donner sous la forme d'un journal officiel mais sous une forme agréable pour la patiente.
– Agathe Lecaron : Pouvez-vous nous expliquer en quoi ça consiste? Quels sont les 12 critères?
– Pr I.Nisand: Au début, quand on a commencé à travailler sur ce label, 80 critères sont sortis. On a réduit et on a mis des critères qui sont très bien au départ. On va enrichir le label, supprimer tel ou tel critère... Le critère le plus important est la transparence. On entre dans une maternité et on ne sait pas quel est le taux de césarienne ou d'épisiotomie. Une maternité qui s'engage dans le label dit qu'elle va afficher ses taux et les comparer aux taux nationaux. C'est plus d'autonomie pour les femmes et la possibilité pour elles de dire que leur accouchement s'est bien passé ou pas. Là, on innove. Aucune discipline n'a fait ça pour le moment.
– Marie Perarnau : On a reçu une question vidéo d'une femme qui a souffert du manque d'informations lors de son accouchement.
– Bonjour. J'ai accouché ily a un an. J'ai eu une anesthésie générale quelques minutes après la naissance Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai eu aucune explication. Je n'ai pas été avertie. Côté santé, tout allait bien, côté bébé et côté maman. Mon conjoint, mon bébé et moi pendant les 2 premières heures. Comment est-ce possible?
– Bru Muller : C'est la question du débriefing, dont on n'a pas encore parlé.
– Pr I.Nisand: Le stress post-traumatique commence comme ça: "On ne m'a pas expliqué ce qu'on m'a fait.