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La maison des Maternelles


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 9h20 sur France 5

– Marie Perarnau : Certaines femmes parlent de "césarienne à vif". Comment est-ce possible d'avoir ce genre de témoignage encore aujourd'hui?
– Pr I.Nisand: On n'aime pas du tout faire d'anesthésie générale pour une césarienne. Ça endort le bébé et on est obligé de le réanimer quand il naît. Bonjour, l'accueil! Des femmes ont un espace péridural un peu cloisonné, où on injecte d'un côté et pas de l'autre. Faire une césarienne à vif et sans anesthésie, c'est impossible, mais faire une césarienne sur une femme qui sent beaucoup de choses, 20 % de la douleur occasionnée par la césarienne, c'est terrible. Quand vous rajoutez à ça l'urgence de sortir l'enfant, il n'y a pas la possibilité d'endormir la patiente de suite, ce qu'on peut faire quand l'enfant est dehors. On a réuni une commission présidée par une profésséuré chargée de l'anesthésie en obstétrique. Elle s'apprête à donner des recommandations pour faire diminuer les sensations des césariennes à vif. Si on avait une baguette magique pour faire en sorte que toutes les péridurales
– Bru Muller : On classe en violences médicales ce qui est en fait une limite actuelle de la médecine.
– Pr I.Nisand: C'est vécu par la femme comme un traumatisme. Elle a l'impression qu'on ne l'a pas entendue, qu'elle a exprimé sa douleur, mais qu'on n'a pas Souvent, ce sont les limites de nos pratiques médicales qui sont visibles par nos patientes. On n'est pas capables de faire tout
– Dr A.Yamgnane: Ily a une trentaine d'années, on appelait ça le traumatisme obstétrical. Dans le débat public, le vocable de "violences obstétricales" a pris le dessus. Ça a renvoyé les professionnels à leur intentionnalité. Ily a des délinquants de la profession, comme je les appelle, mais ils sont minoritaires. Ça englobe tous les traumatismes.
– Bru Muller : On parle aussi souvent de l'épisiotomie. Voici une question.
– J'ai une question sur le recueil du consentement du patient. Une sage-femme ou un gynécologue pratiquant une épisiotomie sur leur patiente doivent prévenir la patiente en question ou recueillir son consentement?