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C dans l'air


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 4h55 sur France 5

– Ça marche des 2 côtés. Des amateurs de chaque côté.
– César Roux : Vous avez parlé des amateurs sur l'organisation de la manifestation.
– Axel Bauer : Et de la police.
– César Roux : Ce que suggère cette question, c'est l'absence de respect de l'uniforme. Les syndicats de police parlent de leur malaise. Ily a le manque de moyens, les heures supplémentaires et le fait qu'on ne respecte plus l'uniforme. C'est ce que suggère cette question.
– Brice Teinturier : Je crois que ça fait partie des explications sur ces actes de violence. La légitimité, le respect de l'ordre incarné par la police se sont dégradés. Pourquoi? On en revient au vrai sujet. Nul ne conteste la difficulté de la tâche pour les policiers. Il n'est pas question de contester du côté des manifestants. On est obligés de dire "et alors?" Ce n'est pas parce qu'il y a de la violence du côté de certains manifestants qu'il ne doit pas y avoir encore plus de formation et d'équilibre pour la contenir. Si ce n'est pas le cas, c'est inquiétant. On comprend la difficulté de la tâche des policiers, mais on constate avec les photos qu'ily a des violences et que ça dérape. Ce ne sont pas des violences de policiers. Ça renvoie à un problème plus lourd, plus structurel, de formation, d'armement, de chaîne de commandement, d'organisation.
– César Roux : On est tombés dans une surenchère au moment des "gilets jaunes"? On est restés scotchés à ce moment-là? E.Coquerel disait qu'on avait réglé ce problème avec des moyens d'ordre public.
– Nicolas Chapuis : Le maintien de l'ordre est une matière politique très fluctuante. Il n'y a plus vraiment de doctrine, même si les forces de police françaises se sont vantées d'être les meilleures au monde Le maintien de l'ordre à la française, qui était une doctrine de distanciation avec les manifestants, n'existe plus. Qu'est-ce qui est acceptable? Suite à la mort de M.Oussekine, ce qui n'était pas acceptable, c'était d'avoir un mort dans les manifestations. On construisait des bulles de sécurité au milieu desquelles une casse matérielle était acceptable. C'était le cas du 1er mai 2018 quand le McDonald's avait brûlé, quand des voitures avaient brûlé.