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C dans l'air


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 4h55 sur France 5

– Les interdictions correspondent à des drames. Certaines grenades avaient été interdites après la mort de R.Fraisse à Sivens. Ily a un problème plus général sur l'ensemble du maintien de l'ordre de réflexion au sein de la police nationale. Elle ne veut pas laisser entrer les regards extérieurs. Elle ne veut pas laisser les autres lui dire ce qu'elle doit faire. Ily a un problème de réflexion sur l'ensemble des techniques. En général, la police attend qu'ily ait des drames pour se remettre en question. Il y a des choses qui ne sont pas acceptables. Le policier demande "vous voulez qu'on dégaineîî", comme s'il n'y avait pas d'alternative.
– César Roux : En Allemagne, depuis 85, la stratégie de désescalade est inscrite dans le droit. Il y a des agents anticonflits envoyés avant les manifestations pour nouer le dialogue. Ça va être compliqué avec la France?
– Brice Teinturier : Quand vous avez un niveau de radicalisation et d'hostilité comme celui qu'on a en France, c'est compliqué. Ça ne veut pas dire qu'il faut écarter cette solution. Quand vous arrivez à créer de l'échange, du dialogue, il n'y a pas de coup de poing. La radicalisation est peut-être plus forte en France, mais ce n'est pas un argument pour écarter ce qui pourrait permettre de mieux gérer la situation.
– César Roux : Ily a une polarisation des positions?
– Brice Teinturier : Ily a une évolution des Français à l'égard de la police. Ily a une polarisation entre ceux qui voient dans la police uniquement des agents de répression et ceux qui considèrent que leur travail est difficile et qu'on a beau jeu de leur reprocher des violences. Ily a une polarisation des syndicats. Ils devraient accepter comme légitime le discours qui est tenu par leur ministre. En réalité, ils le prennent comme quelque chose d'hostile. Il faut arriver à gérer les situations de violence, pas être au même niveau...
– César Roux : Que les violents dans les manifestations. Une réflexion a été entamée au ministère de l'Intérieur. Ça avance?
– Ivanne Trippenbach : C'est censé déboucher sur un nouveau schéma national de maintien de l'ordre.