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Epaves, l'or des grands fonds


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 1h10 sur France 5

– De cette éducation naît un engagement pour l'écologie.
– J'avais déjà une approche très naturiste et très écolo. De l'admiration pour ce qui se passe dans la nature. On apprenait à vivre. C'était un modèle. C'était pas une chose qu'il fallait écraser.
– A moins que cet engagement vienne de plus loin.
– En naissant, j'étais déjà écolo. C'était quelque chose d'évident.
– Pour expliquer sa vision des choses, elle réalise "La Belle Verte", en 1996, sans succès.
– Ils ne m'ont pas entendue. Maintenant, ils m'entendent très bien. son film culte, c'est tout le contraire.
– Tout d'un coup, des idées passent. C'est ça, le succès. Le truc qui vous rend heureux. Ce qu'on a pensé être juste, mon regard sur la société, sur la paternité et la maternité, tout d'un coup rencontre son public. Donc, on s'était pas trompés.
– Autre grand succès, "La Crise". Les comédies sociales, c'est sa marque de fabrique. Elle se bat depuis toujours contre la patriarcat.
– Je parle de patriarcat parce que c'est un cadre théorique qu'on peut essayer de dépasser. Quand vous voyez le nombre de viols, le nombre de femmes qui sont tuées et que tout le monde s'en fout, il faut arrêter cette violence. La violence ne vient pas de nous.
– SO, S0, SOLIDARITE AVEC LES FEMMES !
– Il faut qu'on prenne les alliés qu'on a dans les deux mondes et qu'ensemble, on construise une autre manière d'être ensemble et de vivre ensemble.
– Militante jusqu'au bout, voici sa conclusion.
– C'est cryptique comme message. Je sais pas si les gens vont l'entendre. D'être en adéquation avec l'univers, pas contre.
– Un message que vous partagez ?
– Sur certains films, elle a été assez visionnaire, comme avec "3 hommes et un couffin". "La Belle Verte" est un film que j'aimais pas beaucoup. Ily a des films de Coline que j'aime et d'autres moins. C'est vrai qu'elle était déjà visionnaire.
– Elle montre que les femmes réalisatrices sont importantes. C'est pas à vous que je vais le dire. Grâce à Agnès Varda, vous avez ce César, mais ce regard des femmes réalisatrices compte énormément dans notre cinéma.