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Epaves, l'or des grands fonds


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 1h10 sur France 5

– Odyssée a mis dix ans pour localiser l'épave et remonter le trésor. Une prouesse technique et le début d'une grande bataille judiciaire.
– Odyssée fait valoir auprès du tribunal de Tampa son droit à la propriété dé l'épave, espérant qu'un juge dise : "Vous l'avez trouvée dans les eaux "internationales, donc c'est à vous." Ce sera plus compliqué.
– Le gouvernement espagnol revendique le butin, déclare la frégate "patrimoine historique", et souligne le caractère militaire du bateau coulé par une frégate britannique.
– L'Espagne a présenté un recours contré la société dé chasseurs d'épaves, car c'était une frégate, un navire de l'Etat, donc le batea appartenait à l'Espagne.
– Au terme de cinq années de procès, la Cour Suprême des Etats-Unis condamne la société Odyssée à livrer tout le trésor à l'Espagne. C'est une première. En droit américain, le principe de l'immunité souveraine considère qu'un navire militaire reste la propriété du pays dont il bat pavillon.
– Immédiatement, deux avions de l'armée espagnole sont allés récupérer les 600 000 pièces d'or retenues par la garde nationale américaine, puis ils sont rentrés.
– Les chasseurs d'épaves, si on ne les arrête pas très fermement, et si l'opinion mondiale n les condamne pas très sévèrement, en dix ans, ils feront disparaître tout ce patrimoine collectif que sont les navire qui ont coulé à travers les âges. Ces sociétés font disparaître des pans entiers de l'Histoire sont confiées au Musée National de Carthagène, qui en expose quelques exemplaires et conserve le reste du butin dans une chambre forte.
– On a remonté 600 000 pièces identiques, 600 000 exemplaires du même objet. On a gardé un échantillon, et on a photographié chaque face des pièces en haute définition.
– Ce cas est emblématique de cette guerre qui oppose ceux qui récupèrent les trésors pour le profit et ceux qui veulent les conserver.
– Ce n'est pas un patrimoine mais des biens fabriqués dans un but commercial. Ils n'ont pas été vendus car ils ont coulé. Vendons 590 000 des 600 000 pièces aux collectionneurs, et laissons les pays profiter des retombées économiques.
– Pourquoi ne pas vendre une partie pour financer d'autres recherches ? Ces pièces sont toutes semblables.
– Tout à fait ! Les pièces de la frégate Mercedes ou autre navire espagnol valent beaucoup d'argent. Je vous suggère de vendre les tableaux du Louvre à commencer par La Joconde. Etje propose que des 8 colonnes de La Madeleine on en vende 7 car elles se répètent. Les chapiteaux sont identique