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Annie Girardot, à coeur ouvert


diffusion le jeudi 16 janvier 2020 à 0h05 sur France 3

– Elle signait un autographe. Et elle revenait sur le plateau.
– Je pense qu'elle a été numéro 1, parce qu'elle est naturellement une fille du peuple et que les gens se reconnaissent en elle. On disait qu'elle jouait Mme Tout-le-Monde comme personne. Elle avait un physique un peu passe-partout, elle était belle femme, mais ça peut être quand même la voisine de palier.
– Elle a été pour deux générations l'incarnation de la Française. Toutes les spectatrices quelle qu'ait été la nature du rôle qu'elle jouait. Ce qui est extraordinaire, c'est qu'elle pouvait jouer un flic, une avocate, une professeure, une grande amoureuse, et elle était toujours crédible.
– Il se trouve que 90 % des acteurs, on ne sait pas qui ils sont dans la vie, pas du tout, on croit qu'ils sont les personnages qu'ils jouent, ce sont des acteurs. Mais pas Girardot. C'est la femme qui joue, ce n'est pas une actrice derrière un personnage, Girardot, c'est Girardot. Le personnage, je le prends complètement. Même si je joue n'importe quel personnage, c'est moi ! Et c'est pas le voisin, c'est comme ça ! C'est moi, je l'invente comme ça. D'autres vont le faire autrement.
– C'est une femme instinctive. Je n'ai jamais eu l'impression qu'elle travaillait un rôle. Elle était, elle n'avait pas besoin, elle était.
– Les gens qui aiment Annie Girardot, ils l'aimeront pour toujours. Quand on l'a vue une fois, on ne l'oublie pas. Elle a une énergie, elle est très rapide, elle a une espèce... De soif de vie. Ses mains bougeaient sans arrêt quand elle parlait, elle avait une sincérité qui éclaboussait la vue dès qu'on la voyait. Dans les films, mais aussi dans la vie. Il n'y avait pas l'idée chez elle d'aller vers un personnage, mais vraiment d'être dans sa matière à elle.
– Au milieu des années 70, Annie Girardot est au sommet du box-office. Pas un scénario qui ne s'écrive sans que l'on pense à elle. Cet âge d'or est surtout marqué par son retour à la comédie. Un genre qui va lui offrir de nombreux succès. En 1977, elle joue face au numéro 1 masculin du cinéma français : Louis de Funès.