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C dans l'air


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 22h25 sur France 5

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– Le changement de ton n'a échappé à personne, surtout pas aux policiers. Le président et le ministre de l'Intérieur les ont rappelés à l'ordre. Un croche-pied gratuit, un tir de LBD à bout portant, une interpellation musclée qui se termine par la mort d'un livreur à Paris, la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux... Cela a relancé un débat qui monte depuis la crise des "gilets jaunes". Les syndicats assurent que les troupes sur le terrain sont à bout, répondent à la violence des manifestants et égrènent le nom de leurs collègues blessés ou tués lors d'interventions.
Nous sommes entrés dans une bataille des images. Que faut-il changer dans le maintien de l'ordre? Comment sommes-nous arrivés à cette surenchère de violence? Y a-t-il un divorce entre les Français et leur police? Pour en parler, A.Bauer, professeur de criminologie. N.Chapuis, vous êtes journaliste reporter au Monde, en charge des questions police-justice. I.Trippenbach, vous êtes journaliste à L'opinion, chargée des questions régaliennes. B.Teinturier, vous êtes directeur général délégué de l'institut de sondages Ipsos. Bonsoir et merci de participer à ce "C dans l'air". C'est la fin d'un tabou au sommet de l'Etat. C'était l'objet de votre article dans Le Monde.
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– Nicolas Chapuis : Ily a eu clairement un changement de ton, une inflexion, un virage. On a épuisé le champ sémantique sur la question. L'Etat lui-même le nie, mais le cabinet de C.Castaner disait encore qu'il avait toujours parlé des violences, des exactions ou des délits commis aussi par les policiers, mais ce n'est pas le cas.
La rhétorique a changé. A chaque fois qu'on voulait parler de cette question des violences policières, on répondait qu'il y avait une grande violence des manifestants.
– César Roux : Ce qui est vrai aussi.
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