logo Le moteur de recherche de la télé

Par amour des Pyrénées

Faut pas rêver


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 21h05 sur France 3

capture
– Donne-moi ton assiette.
– Les filles.
– Tchin tchin.
– A cette belle journée. Comment est-ce que des Anglais qui décident de changer de vie se disent "je vais aller vivre en Ariège, dans les Pyrénées" ? Quand on vit à Londres, on connaît les Pyrénées ?
– Oui, mais pas l'Ariège. On a quitté Londres. On s'est dit : "On va rester ici pour 2 ans." Après 6 mois, on a dit: "On va rester un peu plus de deux ans." Le truc difficile, ça a été de trouver du travail ici. Il n'y a pas beaucoup de travail, ici. Au début, on cherchait l'autonomie.
– Au départ, vous vouliez vivre
– Non, ce n'était pas sans argent. Mais pour vivre en autonomie, il faut bosser que sur ça.
capture
– Quand on est en ville et qu'on rêve d'un changement de vie, on part la fleur au fusil. C'est le fantasme. Après, il y a la réalité qui n'est pas...
– Qui a été dure. La réalité, c'est très dur. Mais après, il faut se dire : "Pourquoi on est ici? Pourquoi on veut rester ?" On veut rester ici parce qu'on trouve les gens super bons. C'est bon pour les enfants. Honnêtement, c'est surtout pour ça qu'on est toujours ici.
– Vous dites "c'est dur". Qu'est-ce qui est dur ?
– La pente.
– Pour les choses dures, c'est elle qui répond ? Les genoux qui souffrent. La neige. La neige, elle est super aussi. C'est juste que l'hiver ici a tendance à être long.
– Mais, en même temps, ça fait 13 ans, et vous êtes toujours là.
– On est toujours ici. Mais regarde. C'est pour ça, tout simplement.
– Un peu plus loin, dans les Hautes-Pyrénées, il y a un autre éleveur, un éleveur pas comme les autres, car il mène un peu une double vie.
– 6 heures du matin, dans la vallée de Campan, au pied du pic du Midi. Bêlements. Ici, même en plein hiver, les journées commencent tôt.
– Celui-là, devant toi. A ta droite. Ouais.
– Non, trop petit.
– Eric Abadie est déjà au travail.
– Non, la petite poivre et sel.
– 800 brebis à soigner chaque matin, un sacré boulot. Sacha, son fils, vient toujours l'aider. Je suis éleveur, à la base, et ça, c'est mon métier. Ca, c'est ma passion. Celui-là, Jean.
capture