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La grande librairie


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 20h50 sur France 5

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–  P.Verdrager: On considère que les enfants ont également un intérêt dans cette histoire. On oublie que certains considéraient que la famille était une structure capitaliste oppressive qui mettait l'enfant dans une situation de contrainte totale. Dans ce cadre d'oppression, le pédophile arrivait et libérait l'enfant de sa famille. Il représentait une forme d'émancipation. Penser que l'enfant avait une maturité propre permettait de symétriser les choses.
– J.-P.Rosenczveig: Indéniablement. Mais l'enfant, comme toute personne, a le droit d'être respecté dans sa personnalité et dans sa sexualité. Et ça n'a pas été le cas auparavant.
– François Busnel : Pierre Verdrager pose également le portrait d'une époque.
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– V.Springora: Je me suis posé la question en étudiant cette 1re lettre ouverte. Je me suis interrogée sur le rapport de ces intellectuels de renom envers ces questions. Ils avaient des intérêts très différents. Je pense à la cause homosexuelle, qui est un sujet compliqué. La majorité était à 21 ans.
– P.Verdrager: Elle est passée à 18
– V.Springora: On voulait aussi, avec cette pétition, défendre une cause alors qu'ils ont signé quelque chose aveuglement. Mais ils défendaient des intérêts.
– J.-P.Rosenczveig: Je rappelle que c'était des prédateurs qui tombaient sur des victimes.
– V.Springora: Cette pétition a été rédigée par Gabriel Matzneff et il l'a avoué en 2013. Mais à l'époque, personne ne savait qu'elle émanait de lui. Cette pétition a été signée aveuglement pour des raisons par des intellectuels. C'est très étonnant, avec le recul. Il faut dire que la majorité, 20 ou 30 ans plus tard, après avoir été interrogée sur cette lettre, a dit qu'elle a commis une erreur.
– J.-P.Rosenczveig: On s'est fait piéger en 2018 avec le débat sur le consentement durant des histoires de viol. Souvenez-vous de ces gamines de 13 ans à Melun. Il y a également un autre cas où un homme de 20 ans a été acquitté parce qu'il n'avait pas la preuve qu'il avait imposé son autorité à cette jeune fille. Il y avait donc un débat Le consentement est d'ailleurs un concept subjectif.
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