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La grande librairie


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 20h50 sur France 5

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– C'était une cause qui étaitjusticiable d'un combat politique et il fallait porter cette parole pour faire triompher cette cause.
– François Busnel : Je précise qu'il y a une très belle préface à votre livre signée François de Singly. On n'a pas forcément de fascination ou de sympathie pour les pédophiles et la pédophilie. C'est un objet d'étude.
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– P.Verdrager: Je précise que je ne suis pas pédophile. C'était utile de le préciser dans la mesure où je ne veux pas qu'ily ait de malentendu par rapport à la réception de ce livre. Par rapport au caractère extrêmement difficile de cet objet, quand on me posait la question du sujet de mon travail, je répondais que je travaillais sur la pédophilie. J'avais l'habitude de voir des masques de cire devant moi à chaque fois que je prononçais ce mot. Les gens étaient étonnés. Au cours de l'étude, j'ai arrêté de le dire. J'ai dit que je travaillais sur l'histoire de la sexualité. C'est vous dire que c'est un objet extrêmement difficile à saisir car il est porteur d'affect, de rejet, de peur. Pour le sociologue, c'est un objet privilégié à envisager car il y a énormément d'enjeux sociaux, culturels. Particulièrement dans les années 80, quand on a essayé de défendre
– François Busnel : Vanessa Springora, dans votre livre, vous posez la question. Y a-t-il une forme d'inviolabilité sont écrivains?
– V.Springora: L'écrivain est considéré au-dessus des lois. La même pratique chez un personnage lambda aurait été immédiatement passible de justice, je pense, si elle avait été connue de tous. Mais lui, parce qu'il est auteur, écrivain, il n'estjamais inquiété. Il s'en est vanté plusieurs fois, de ne jamais avoir été condamné.
– François Busnel : L'argument qu'on entend parfois ces jours-ci, c'est: "C'était une autre époque." Est-ce recevable?
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