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Passage des arts


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 20h20 sur France 5

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– "La Cérémonie" a reçu un prix en 1995. Vous n'avez pas pris de cours de comédie. Mais vous n'avezjamais parlé de revanche sociale. C'est pas comme ça que vous vivez cette arrivée dans le cinéma.
– Pas du tout. Il n'y avait pas de revanche à prendre. Et puis venir d'un milieu ouvrier n'est pas honteux. J'ai envie de dire que c'est un...
C'est une chance d'avoir connu les deux. Etje pense que si j'ai gardé les pieds sur terre, c'est sûrement lié à cette vie que j'avais avant. Je me souviens de mon père qui allait bosser pour nourrir J'ai le sens de ce que coûtent les choses. Et de comment... la dureté de ce qu'allait gagner mon père... C'est plutôt une richesse. C'est très beau pour la famille. Comme au foot, quand une personne met un but, l'équipe gagne !
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– C'est comme ça qu'on vous voit. C'est ce qui vous a donné l'envie de faire des films engagés et de redonner quelque chose aux autres. Notamment sur votre soeur. De l'aider pour la lutte contre le handicap. Cette envie d'aider les autres, c'est là depuis l'enfance. De vous tourner vers les autres.
– Quand on est 11, on n'a pas le choix.
On doit partager et faire ensemble. Le vivre-ensemble. J'ai toujours aimé ça. Même sur un plateau, les équipes de tournage... Quand je parle d'un film, c'est aussi les techniciens. Je me sens regardée aussi par les techniciens. Pas que le metteur en scène. Pas que les chefs de poste. J'aime cet aspect tribu. Ça a toujours été en moi.
– Je parlais de l'engagement presque "politique". Sur le thème des violences faites aux femmes. Vous allez raconter votre propre expérience. Ily a la nécessité de porter cette voix. Vous êtes une artiste et vous pouvez défendre des causes.
– Oui. Je pense que c'est le privilège d'être artiste. C'est de défendre des causes et surtout des injustices.
A chaque fois, j'ai mis mon... Enfin, j'ai raconté mes propres histoires, parce que... Pour finalement plutôt porter la cause pour d'autres gens. Que ce soit le film sur Sabine... C'était pas tant pour parler de Sabine, mais c'était le meilleur exemple pour parler, pas de l'autisme, mais de l'aberration de voir qu'il n'y a pas de lieux de vie pour ces gens-là.
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