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20 : Journal national


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 19h30 sur France 3

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–  Lyon, Marseille, Angers, Caen, des clubs de Ligue 1 potentiels grands gagnants de la réforme des retraites. Aujourd'hui, un joueur de ce niveau gagne en moyenne 73.000 euros par mois net car c'est son club qui paie ses impôts et cotisations salariales et patronales. D'après une étude, ce fonctionnement pourrait avantager les clubs si la réforme des retraites est adoptée. Aujourd'hui, ils payent les cotisations des salaires de leurs joueurs jusqu'à 324.000 euros par an mais le gouvernement veut plafonner ces charges. Au-delà de 120.000 euros par an, le taux des cotisations serait divisé par dix, les clubs économiseraient alors plusieurs centaines de milliers d'euros.
– Concrètement, ça veut dire qu'ils vont avoir moins de charges, donc c'est une ressource supplémentaire pour les clubs, ça leur permettra de développer leur activité. Pour eux, c'est une excellente nouvelle.
– Un jackpot que Muriel Pénicaud, ministre du Travail, sait déjà comment utiliser.
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– Je pense que c'est une opportunité parce qu'il faut aussi que les clubs de foot intensifient leurs efforts pour permettre un deuxième métier, une reconversion. Ça va être l'opportunité de le faire.
– Mais cette étude est contestée par son homologue aux Comptes publics, Gérald Darmanin.
– C'est tout à fait faux, d'ailleurs cet institut qui a sorti cette étude nous expliquait il y a quelques semaines que les mères de famille allaient perdre alors qu'elles y gagnent.
– Contactée, la Ligue de footbaIl professionnel n'a pas souhaité s'exprimer.
– Voilà pour le cas très particulier des footballeurs. David Boéri, bonsoir. Mais combien de Français gagnent plus de 10.000 euros brut par mois?
– D. Boéri : C'est une petite minorité, cela représente près de 200.000 salariés, essentiellement des dirigeants ou des très hauts cadres, auxquels s'ajoutent près de 100.000 indépendants ou professions libérales.
Moins de cotisations, c'est une vraie économie pour les entreprises mais surtout un vrai manque à gagner pour les caisses de retraite, estimé à 3 milliards d'euros par an pour le régime général et 4 milliards pour les complémentaires.
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