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C dans l'air


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 17h45 sur France 5

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– Avec le plus grand nombre de personnels non préparés au maintien de l'ordre servant de bouche-trous à la baisse considérable des effectifs de CRS et de gendarmes mobiles qui sont formés, équipés et structurés pour ça. Vous avez un équilibre assez simple. Plus de 90 % des plaintes, des mis en cause identifiés, qui portent sur des gens qui ne sont pas spécialisés dans le maintien de l'ordre et qui ont été mobilisés pour faire avec qui ils pouvaient...
– César Roux : Ça n'excuse pas, mais ça explique.
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– Axel Bauer : L'histoire du maintien de l'ordre en France, c'est une démilitarisation... Jusqu'aux années 45, c'étaient les troupes qui chargeaient à cheval au sabre ou qui tiraient dans le tas. On a créé "l'effet 68", soi-disant zéro mort. Depuis, la pratique était l'évitement. Tout allait bien. Le premier événement, c'est la mort de M.Oussekine par le dernier dispositif Avec un bâton, ils ont tué un manifestant. Ensuite, pour la première fois dans l'histoire des manifestations en France, une nébuleuse de jeunes gens qui ne sont pas syndicalistes est arrivée. Elle contourne le service d'ordre pour s'attaquer aux policiers. Depuis cette période, les codes de la manifestation, le respect des règles, entre la CGT et les CRS, où chacun montrait ses muscles avec des limites précises, ça a explosé. La police cherche à se réadapter à la réalité en espérant tous les jours que la réalité va se conformer à la doctrine officielle. Comme les "gilets jaunes" ont fini cette affaire, on est face à un désordre général. Personnel non formé, armes dangereuses et mal utilisées par des bouche-trous qui sont envoyés à l'abattoir, qui n'ont pas les codes et la capacité de compréhension, de maîtrise... Des amateurs de chaque côté.
– César Roux : Vous avez parlé des amateurs sur l'organisation de la manifestation.
– Axel Bauer : Et de la police.
– César Roux : Ce que suggère cette question, c'est l'absence de respect de l'uniforme. Les syndicats de police parlent de leur malaise. Ily a le manque de moyens, les heures supplémentaires et le fait qu'on ne respecte plus l'uniforme.
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