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C dans l'air


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 17h45 sur France 5

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– On passe à vos questions.
– Ivanne Trippenbach : Les images le montrent bien. Elles ont pour rôle de mettre les pouvoirs publics au pied du mur. C.Castaner doit réagir en direct à des images. C'est tout à fait inédit. Avant, ça ne se faisait pas. En privé, il a dit qu'il a été choqué par l'image du croche-pied.
Ces images ont un rôle de contrôle immédiat. Elles ont une viralité qui a atteint un niveau inégalé. Le fait de filmer les policiers en intervention, c'est assez ancien. Ça existait déjà en 2015, notamment pendant les manifestations contre la loi Travail. Ça a conduit B.Cazeneuve à rappeler la déontologie. Ily a une dimension de viralité qui est nouvelle.
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– César Roux : On ne fera pas machine arrière. C'est à la police de s'adapter. Question.
– Nicolas Chapuis : Le fait que les policiers fassent front face aux injures et à des gestes de violence de la part des manifestants, c'est un fait. Ce n'est pas ça qui est remis en cause quand on parle des violences policières. Le fait de les mettre sur le même plan, c'est une erreur. Ily a une question de moyens, de formation.
– César Roux : Il faut rappeler... Les syndicats de police, chaque fois qu'on leur parle des violences, nous disent qu'ils ont un quotidien difficile. On l'a tous intégré.
– Nicolas Chapuis : Oui. L'Etat est responsable du fait de donner les moyens et la formation nécessaires aux policiers.
Quand il ne le fait pas, il est responsable. Ce n'est pas la faute d'un policier qui a dérapé. C'est l'institution qui est remise en cause. Donne-t-elle les moyens suffisants pour maintenir l'ordre? La réponse est non.
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