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C dans l'air


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 17h45 sur France 5

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–  Conséquence de ces moyens d'enregistrement: le flot d'images ne cesse d'augmenter. Pour y voir plus clair, Le Monde a créé une cellule enquête vidéo.
– La blessure était là. Le tir venait de là.
– Plusieurs semaines peuvent être nécessaires pour reconstituer un événement.
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– La grande nouveauté de ces manifestations, c'est l'importance de l'image. Ily a des dizaines de vidéastes sur le terrain. Pour nous, c'était important de montrer que l'image a pris une place centrale dans le débat. Les images créent de l'émotion, des impressions trompeuses parfois. On a regardé ce qu'on pouvait mettre comme contexte.
– Outil dissuasif ou judiciaire... La vidéo crée aussi une pression sur les responsables politiques. Pour l'instant, elle n'a pas permis d'observer des manifestations plus apaisées des 2 côtés.
– César Roux : Question.
– Nicolas Chapuis : L'image change tout. On le voit dans le comportement des manifestants, des policiers. Sur une scène, on a 70 vidéos qui sont prises par différentes personnes. On ne peut plus cacher ce qui se pratiquait avant. La police nationale a beaucoup de mal à gérer ça. Beaucoup de policiers interviennent... Parfois, ils sont filmés Ils ont des gestes d'humeur. Certains reporters avec une carte de presse... On leur a pris leur masque à gaz. Le message envoyé est catastrophique. Ça veut dire que quand on envoie les gaz, on ne veut plus que vous soyez là. Ce message est catastrophique. L'image est une donne essentielle.
– César Roux : Mais ils filment aussi.
– Nicolas Chapuis : Pour l'instant. Là où ça change tout, c'est que... L'effet contre-productif du déni de l'Etat, en disant que ça n'existait pas, alors que sur les réseaux sociaux, on avait des dizaines d'images d'exactions... Quand quelqu'un tire avec un LBD dans la tête d'un manifestant, c'est une exaction. Dire que ça n'existe pas, c'était terrible pour l'Etat. Equiper les policiers, pourquoi pas. C'est plutôt une réflexion intéressante. Mais on n'a pas besoin des images des policiers. On les a partout. Surtout, ça renforce l'idée... Si nous, au Monde, on arrive à identifier les auteurs de tirs de grenades lacrymogènes, pourquoi l'IGPN n'y arrive pas?
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