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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 13h55 sur France 2

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– Si je quittais cet habit de lumière, je pouvais partir aux antipodes etje n'avais pas le droit. Il était dit dans mon contrat... Ce n'était pas écrit noir sur blanc, mais c'était un contrat moral: d'aller dans les soirées, de fumer... etje ne buvais pas.
– Félix Bollaert : Vous n'avez pas eu d'adolescence.
– Doushka Esposito : Pas trop. Je suis entrée dans un personnage qui était tellement magique pour tout le monde qu'on me disait: "Pourquoi tu veux casser cette beauté, ce succès, et ressembler à tout le monde?" On m'a empêchée d'évoluer au moment où j'avais envie d'évoluer car c'était trop tôt sur un plan marketing et professionnel.
Mais moi, j'étais une jeune fille. Je grandissais_ Il y avait comme une rupture de la personnalité, si bien qu'au bout de 6 ans, j'ai fait... Je ne sais pas si on peut parler de burn out médiatique, maisj'ai dit queje ne voulais plus monter sur scène et entendre parler de ce métier. Je voulais penser à moi, faire des enfants. Je suis tombée dans le syndrome de la maternité. J'ai fait 3 enfants en 3 ans. J'avais besoin de buller et d'être complètement repliée sur moi-même.
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– Félix Bollaert : Vous avez voulu revenir dans la lumière. Vous auriez pu vous épanouir dans cette maternité et faire autre chose.
– Doushka Esposito : Je ne disais pas ça pour m'apitoyer sur mon passé, car il n'y a rien de pitoyable.
– Dr L_Karila: Ça a été thérapeutique?
– Doushka Esposito : D'avoir des enfants?
– Dr L_Karila: Oui.
– Doushka Esposito : Ça a été formidable. Ça a été ma force toute ma vie. Si je n'avais pas eu d'enfants, j'aurais peut-être fini comme Dalida ou certains artistes qui sont partis dans un déracinement profond d'eux-mêmes, une perte d'identité. Je suis très optimiste, dans la vie, trop. J'ai fait plein de bêtises carj'ai fait des mauvais choix.
D'ailleurs, j'ai écrit une chanson: "On a dit de moi, tout décrit, mille et une fois, les mystères de ma vie, ce que je savais, ne savais pas, le monde et ses lois et mes mauvais choix. Chaque jour, on écrit la vie de la poupée Douchka, mais comment savaient-ils bien mieux que moi? Je voulais être pour vous femme dans le chant d'un ange tellement loin de la fange, une guerrière de lumière dans le feu des terres, amoureuse des hommes, que Dieu me le pardonne, être quije suis___"
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