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Passage des arts


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 13h05 sur France 5

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– Etre à Paris et dans le Béarn. Vous publiez un de ces livres, provocateurs, je ne sais pas mais dont on parle pendant cette rentrée de janvier. Pas de titre mais l'émoticône de l'homme qui pleure de rire. Pourquoi ce titre?
– C'est le symbole le plus utilisé dans le monde. C'est le nouveau vocabulaire que les gens utilisent. Je n'y peux rien.
– Mais vous le déplorez, c'est réducteur.
– Je trouve que c'est terrible, je trouve ce visage effrayant, il est balafré, grimaçant, hystérique. Mais je prends en compte une réalité qui est cette espèce de besoin de se croire marrant. Souvent, on envoie une phrase pas drôle et on croit qu'on va compenser en mettant le visage, "haha, qu'est-ce que je suis marrant". Non, tu n'es pas marrant du tout. Ça cache un chagrin et une tristesse, à mon avis. D'à peu près toute la société.
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– On est sous cette emprise. C'est un masque qui va très bien à Octave, je trouve.
– Cet Octave, c'est votre héros. C'est le 3e volet de votre trilogie. "99 Francs", "Au secours, pardon". Vous aviez d'abord un peu atomisé l'univers de la publicité puis celui de la mode. Maintenant, vous vous en prenez aux médias et notamment à France Inter qui vous a employé et remercié en 2018. C'est un peu ça que vous décrivez. Y a-t-il un peu de dépit dans cette écriture?
– Non. J'aime bien partir, comme on l'a dit dans le reportage, d'une anecdote vécue, un truc qui m'est arrivé, pas très reluisant.
– Une chronique, un matin, que vous faites régulièrement.
– Oui. Je suis arrivé un matin les mains dans les poches, en croyant que ce serait original et créatif d'arriver en ayant rien foutu. Ça ne s'est pas avéré très concluant. Partir de ça pour faire un roman sur notre époque. Ça concerne vraiment les 1res pages du livre...
– Vous êtes sévère sur les matinaliers de France Inter. Ce sont des personnages de roman, des archétypes.
– Ils se reconnaissent.
– J'ai changé les noms. Non, si j'avais voulu critiquer les personnes, j'aurais mis leurs vrais noms. Je pense que ce qui est amusant, de même que dans "99 Francs", c'est de faire un roman.
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