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Passage des arts


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 13h05 sur France 5

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– Je n'ai aucune imagination. Je pars de ma vie personnelle etj'en rajoute un peu.
– F.Beigbeder fait renaître en 2013 le magazine "Lui".
– C'est un journal très littéraire depuis toujours.
– F.Beigbeder a été l'éditeur de Simon Liberati et de Guillaume Dustan chez Flammarion, a fondé le prix de Flore et le prix Sade, apparaît dans l'anthologie de Cécile Guilbert "Ecrits stupéfiants"...
– J'adore.
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– Et a fait la fête pendant ces 30 dernières années.
– Quand on sort, c'est qu'on a peur de vieillir et quelque part, peur de la mort.
– En fait, si F.Beigbeder n'existait pas, le monde serait moins...
– Il fait peut-être encore la fête.
– Je ne sais pas si ce serait moins sensationnel.
– Peut-être en tout cas moins sarcastique. Cette naissance à Neuilly, ily a un berceau familial dans le Béarn. Qu'est-ce que cette enfance vous laisse comme souvenir? Etait-ce une enfance de liberté avec ce frère, des parents qui se séparent? J'ai grandi dans une période de libération dans tous les domaines. Mes parents se sont libérés les uns des autres. Je suis un enfant du divorce. C'est quelque chose que j'ai raconté dans "Un roman français". C'était un livre assez mélancolique carje n'ai pas de très bons souvenirs de mon enfance. J'ai l'impression que mes parents s'amusaient beaucoup plus que moi et que je me suis senti obligé de me rattraper après.
– Il y a Sciences-Po, vous écrivez ce 1er roman jeune, à 25 ans, "Mémoires d'un jeune homme dérangé". Vous vous rêvez écrivain dans cette enfance? Vous pensez que vous allez écrire?
– J'ai grandi au milieu des livres. Ma mère était passionnée de littérature et travaillait dans l'édition. Mon père aussi, ily a énormément de bouquins chez lui. Mon grand-père était l'ami de PaulValéry, de Gabriel Marcel. A Pau, il recevait de grands écrivains, Jean Cocteau... J'ai baigné dans un monde littéraire.
– Oui mais entre la lecture et l'acte d'écrire et de publier soi-même...
– Oui. C'est quelque chose dontje rêvais etje ne pensais pas que j'y arriverais. J'y suis arrivé très jeune. C'est très bizarre. Par un truchement absurde qui est la fête.
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