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Ça commence aujourd'hui, des nouvelles de nos invités


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 10h30 sur France 2

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– Que ressentiez-vous à l'école?
– Kamel: C'était comme le paradis.
– Félix Bollaert : Le paradis?
– Kamel: Oui. C'était en opposition avec l'enfer que je vivais chez moi. Chez moi, j'avais la violence, l'humiliation. C'était un climat malsain, très dur. Le fait d'aller à l'école... Même le pire des profs à l'école était plus doux que mes parents. J'y étais bien.
– Félix Bollaert : Vous étiez bon élève?
– Kamel: Dans les matières scientifiques, j'étais très bon élève. Ça m'a aidé.
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– Félix Bollaert : Et à côté, vous aviez quelle vie, en dehors de l'école? A l'école, vous étiez très épanoui. A la maison, c'était un cauchemar. Entre les deux, quelles étaient vos occupations?
– Kamel: Quand j'ai un peu grandi, on m'a laissé un peu plus sortir. Les conflits familiaux ont fait quej'ai eu la possibilité de sortir. Je me suis fait tout seul dehors. Je me suis retrouvé en bas avec des gens qui ont eu la même vie de merde que moi. On s'est agrégés. On était un groupé d'amis.
– Félix Bollaert : Une grappe.
– Kamel: Tout le monde avait une enfance plus ou moins dure. J'étais de nature violente, mais j'étais violent à cause de mon enfance. On répondait coup par coup. Mon moyen d'expression, c'était ça. A l'école, j'étais violent etj'ai dérapé vers la délinquance.
– Félix Bollaert : Quel genre de délinquance? Vous faisiez quoi quand vous étiez cette petite grappe de malheureux?
– Kamel: C'était cliché, comme quelques jeunes des quartiers, des bêtises: des vols, des trafic de stups, des faux billets, des bagarres...
– Félix Bollaert : Ce n'est pas des petites bêtises.
– Kamel: Tout est relatif. Il y a pire et moins pire.
– Félix Bollaert : Et en parallèle, vous aviez ces si bons résultats
– Kamel: Voilà.
– Félix Bollaert : C'est fou, cette triple vie que vous aviez: le cauchemar à la maison, le super bon élève et le délinquant dans la rue.
– Kamel:J'ai fini par aimer avoir tout. J'étais le mec de quartier, même si je faisais mes affaires tout seul. A l'école, j'étais reconnu pour mes compétences dans les matières scientifiques etj'étais aidé dans d'autres matières oùj'étais nul. J'avais mon petit cocon à l'école.
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