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La maison des Maternelles


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 9h20 sur France 5

– Bru Muller : Je vais vous parler d'un livre qu'on a reçu, qui nous a tous fait un peu débattre. Ça s'appelle "Pourquoi les pères travaillent-ils trop?" C'est de S.Giampino.
– Agathe Lecaron : Vous, c'est un peu l'inverse. C'est votre femme qui travaille avec des horaires plus fixes. Benjamin est le plus féministe d'entre nous.
– Bru Muller : On ne va pas parler que de moi. La théorie est intéressante. Les hommes d'aujourd'hui ont changé. Ils sont de plus en plus progressistes. Ce n'est plus le modèle "Mad Men". Là où l'homme reste réactionnaire, c'est dans son rapport au travail. Elle explique qu'il a conservé ce modèle "Mad Men". En devenant mamans, 39 % des femmes disent que ça change leur carrière. C'est le cas uniquement pour 6 % des hommes. Sans parler des études, dans les entreprises, quand vous traînez encore dans les couloirs à 20h, il y a surtout des hommes. Vers 20h, quand vous passez devant les bars, vous voyez surtout des jeunes qui n'ont pas d'enfants. Parmi vos collègues qui ont des enfants, ily a les mecs, mais les nanas ne sontjamais là. Pourquoi elle parle de ça? Ça paraît plus sympa de boire un coup avec les collègues plutôt que de faire les brocolis vapeur pour ses enfants. L'homme n'assumerait pas encore d'être un bon père de famille, même s'il le souhaite. C'est encore difficile de l'assumer et de le revendiquer en entreprise. C'est dur de dire à son patron: "Je ne vais pas partir pendant une semaine dans le sud de la France parce que j'ai 3 enfants. Il n'y a pas de raison. Ils ne vont pas s'élever tout seuls." Pour les femmes, c'est plus diffus.
– Agathe Lecaron : Ça passe par les chefs d'entreprise et les cadres. C'est pareil pour le congé paternité. Ce n'est pas dans les moeurs des hommes de prendre leur congé paternité.
– Marie Perarnau : Ce n'est pas très français non plus.
– Bru Muller : Je pense qu'ily a aussi une question de courage. Ily a un manque de courage chez les jeunes pères. Il ne faut pas aller voir le patron en disant: "Je suis désolé, mon gars." Mon patron de l'époque me l'a beaucoup reproché, mais je m'en foutais.