logo Le moteur de recherche de la télé

Le goût des rencontres


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 8h05 sur France 3

– C'est quand même ton outil No 1, c'est intéressant que ça devienne automatique dans les cours.
– On le rentre dans le cadre de la formation CAP 2e année. Et brevet professionnel. On leur fait un cours ou 2 sur Paffûtage.
– C'est assez rare d'avoir dans un CFA les métiers de bouche et d'arts ensemble. C'est une plus-value pour les uns et les autres. J'imagine que les couteliers, vous vous adaptez à l'utilisateur du couteau?
– Il faut qu'on connaisse les différents types de couteaux pour les bouchers et les différents types de métier. C'est important de savoir comment ils les utilisent, pour les affûter et mieux les fabriquer.
– On utilise cet atout, aller voir les couteliers, on a la chance d'avoir ce métier parallèle qui, pour nous, est très important. Ce qui l'est aussi, c'est de donner à nos apprentis l'idée de comment on fait un couteau. Ils arrivent à le découvrir grâce à l'atelier sur place. Beaucoup de professionnels et notamment des jeunes ne savent pas comment ont fait un couteau. C'est un outil de travail au quotidien.
– Et vous, les couteliers, vous apprenez les différents couteaux qui existent en boucherie et en cuisine?
– Oui, ça commence car la formation vient de débuter. Ça viendra au cours de l'année.
– On fabrique aussi des outils pour les tailleurs de pierre, les ébénistes, tous les métiers avec des outils qui coupent.
– Vous êtes le faiseur d'outils. Je sais que Théo est parti pour faire des concours dans sa vie. Il a envie... Je voudrais savoir, si on fait un tour de table, votre ambition en commençant votre formation?
– Apprendre les bases. Il y a toujours une reconnaissance, en faisant un concours...
– Ça te tente, un concours?
– Pourquoi pas. Avec plusieurs années d'expérience, ça peut être intéressant de se confronter à d'autres personnes pour savoir si l'on est les meilleurs ou non. Comparer les choses. C'est important.
– Le concours ne m'intéresse pas pour l'instant. Mais passage à l'école et passage en entreprise pour se sentir à l'aise et autonome. Ne pas se lancer comme ça, on a beaucoup de choses à apprendre. En armurerie, il faut 10 à 15 ans pour être maître ouvrier. Je pense qu'en coutellerie, il faut forger pour être forgeron, c'est le cas de le dire, et voir venir.
– Je voulais vous remercier carj'ai passé un très bon moment. J'ai appris plein de choses. Théo, je t'offre une petite aquarelle. J'ai peint les outils dont tu t'es servi et qui ont été aiguisés par les couteliers dans ce CFA magnifique. Bon courage pour cette formation et pour ceux qui passent des concours, je croise les doigts au CFA et à votre avenir. france.tv acces