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C dans l'air


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 4h55 sur France 5

– C'est surtout ça, le problème. Eux-mêmes n'y croient pas. Ils ont des contingences à gérer. Parfois, c'est un membre de leur famille qui a rejoint... Ils n'ont pas d'Etat pour les soutenir. Les Etats ne les poussent pas à aller dans un principe de reconquête du pays. Les Etats attendent que les autorités françaises et étrangères fassent le job. Pour de vrai...
– César Roux : Ils mettent beaucoup d'énergie politiquement à expliquer que la France n'est pas seule en première ligne.
– E.Bouvier: Tant que les soldats français sont dans le nord du Mali, le gouvernement malien peut faire ce qu'il veut avec le sud et le reste du pays. Tout le monde s'en fout.
– Vincent Hugeux : Ily a une défaillance de la gouvernance chronique et tragique. On parle de manque de volonté politique. C'est une formule un peu creuse. Des accords ont été conclus laborieusement à Alger en 2015. Ça fait presque 5 ans. C'étaient des accords de paix. Aucun des 3 signataires n'a eu l'intention de respecter sa parole. Ily a l'Etat malien. Il regarde au nord avec au minimum de la suspicion. Ily avait un groupe de rebelles séparatistes et un groupe Certains rebelles étaient financés par Bamako. Pour intégrer l'armée, ily a des conditions. A Bamako, le niveau est quasiment olympique On a aussi regardé la santé dentaire. C'est un festival de mauvaises volontés. J'ai essayé de donner de la consistance à ce manque
– César Roux : Ça s'est vu dans les mots du chef de l'Etat à Pau. L'EI a revendiqué l'attaque d'une base nigérienne qui a coûté la vie à 89 soldats. Regain de violence alors que les chefs d'Etat du G5 Sahel se sont réunis à Pau. La présence française est contestée sur le terrain.
– "Marseillaise" et gerbe de fleurs déposée par E.Macron, un hommage à la mémoire des militaires morts en novembre au Mali dans le cadre de l'opération Barkhane. Autour du président de la République, les chefs d'Etat de Mauritanie, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et du Mali. Un préambule au sommet d'un G5 Sahel qui doit consolider la coopération militaire. Parmi les annonces d'E.Macron, l'envoi de troupes supplémentaires.