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C dans l'air


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 4h55 sur France 5

– Il a fait 6 mois de plus car il a menacé de mort un gardien de prison. Vous voyez comment il a été déradicalisé! Dans 18 mois, il n'aura plus aucun contrôle. Ily en a des milliers dans nos prisons comme ça. Je prends conscience du danger. Le terrorisme n'est pas un crime comme les autres et il faut mettre en place des juridictions spécialisées pour le traiter.
– Rachida Dati : Quand vous avez purgé votre peine, on ne peut pas vous imposer... S'ily a eu quelques obligations pendant un an, ça veut dire qu'il n'a pas terminé la peine. Il a été libéré avant la fin de sa peine pour qu'on puisse lui mettre des obligations. Elles sont de quelle nature? C'est comme si on libérait quelqu'un qui avait des troubles psychologiques.
– C'est insuffisant?
– Rachida Dati : Les mesures et les obligations ne sont pas adaptées.
– Plus de 500 individus sont incarcérés pour des faits de terrorisme et près de 900 autres pour des faits de droit commun et suspects de radicalisation. Fin décembre, le très discret patron de la DGSI s'est exprimé sur le sujet. Il assure que la surveillance de ces sortants est une priorité. *-Une part importante des renforts humains et budgétaires accordés par l'actuel gouvernement ira au suivi des sortants de prison. Je veux saluer la coopération qui existe avec les services de renseignement pénitentiaire. Il n'y a pas de succès s'il n'est pas collectif.
– Une parole officielle qui se veut rassurante, bien différente de celle de ce syndicat de la pénitentiaire.
– On ne sait pas déradicaliser ces gens. Lui est à l'isolement et heureusement, mais combien sont mélangés avec d'autres détenus et arrivent à faire du prosélytisme, à convaincre certains de les rejoindre? C'est un vrai souci. Une fois dehors, c'est 20 agents de police pour le surveiller. Il n'y a pas de géolocalisation. Au niveau sécuritaire, c'est problématique.
– Des sortants dont le nombre va se multiplier et la question du sort des revenants que la France peine à régler. Jusque-là opposée au retour des djihadistes, samedi, N.Belloubet évoque pour la 1re fois cette possibilité.