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C à vous


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 0h00 sur France 5

– On s'en fout.
– D.Le Bars: On ne s'en fout pas. J'utilise une autre expression. "Violences policières" et "violences légitimes". Aujourd'hui, on estjugés sur notre force répressive. Ça fait partie du panel de la police nationale, malheureusement. Quand il faut utiliser la force... On ne peut pas parler Je parle de "violences illégitimes". Je n'irais pas sur le terrain politique. Le ministre aurait dû parler avant. Ça nous aurait permis de ne pas rentrer dans cette phase où on pense que la police est impunie. Je le lui ai dit.
– Pierre Cohen : Ily a un problème de stratégie de maintien de l'ordre, d'équipement policier, d'état d'esprit, d'impunité, tout ça à la fois?
– D.Le Bars: Ily a un problème dans la façon dont on veut gérer les forces de l'ordre face à différentes menaces. Aujourd'hui, ce sont les mouvements sociaux. On a eu un reproche, celui de l'attentisme. On laissait casser. Le politique avait fait le choix de privilégier la casse pour ne pas faire de blessures. Puis ily a eu les reproches du 1er mai 2018. La police est entrée dans une phase active. Ça s'est accentué avec le mouvement des "gilets jaunes". On a fait des reproches d'une police trop attentiste.
– Pierre Cohen : Dès décembre.
– D.Le Bars: Oui. Ily a eu une nouvelle polémique en mars. On a dit qu'on était trop attentistes. On est dans un cycle permanent. On a demandé à nos policiers de faire, de ne pas faire, de s'adapter... Aujourd'hui, c'est un enjeu national. Ils doivent rendre des comptes sur des stratégies politiques. Il faut que l'ensemble de la police soit traité d'après ce qu'on veut en faire.
– Diane Dufresne : La police française a utilisé des armes interdites en Allemagne, en Angleterre... Je pense notamment aux LBD. Dans le code de sécurité intérieure, dans votre code à vous, ce sont des armes de guerre. Pourquoi on les utilise, ainsi que les autres? Il faut aller au bout des choses. Je vous connais par coeur. Je vous suis à la trace.
– Pierre Cohen : Et inversement. Vous êtes dans son livre.
– Diane Dufresne : On en reparlera. Il faut aller au-delà du constat. Il faut aller dans le débat profond.