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C à vous


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 0h00 sur France 5

– Hier, C.Castaner a été plus explicite lors de ses voeux à la police nationale. Il prône un usage juste et proportionné de la force. Avant de l'entendre, voici 2 images issues des manifestations de jeudi. Elles ont été largement diffusées sur les réseaux sociaux. Une syndicaliste a été frappée à la matraque alors qu'elle ramassait Une manifestante dé Toulouse par un croche-pied. Je précise que le parquet de Paris vient d'ouvrir une enquête sur ce matraquage. La militante a expliqué avoir vu chez le policier "la haine dans les yeux". C'est le titre de votre livre. C.Castaner faisait référence au croche-pied.
– Christophe Castaner : On ne fait pas de croche-pied à l'éthique. Policier ou gendarme, représenter les forces de l'ordre, c'est être un modèle et garder son sang-froid, même face à la provocation.
– Pierre Cohen : Un rappel inédit depuis le mouvement des "gilets jaunes". En octobre, il affirmait qu'il n'y avait pas eu de ratés dans la gestion du maintien de l'ordre. Aujourd'hui, c'est une prise de conscience? Un changement de cap? Une façon de se dédouaner de comportements inadmissibles?
– Diane Dufresne : C'est de la com. C'est peut-être sincère, mais qu'importe. C'est navrant d'être obligé d'attendre la 100e vidéo, d'attendre un mort, C.Chouviat. La communication policière change du tout au tout.
– A.-E.Lemoine: C.Chouviat est mort après un banal contrôle.
– Diane Dufresne : C'est devenu une affaire d'Etat. Je vais vous expliquer pourquoi. Tout à coup, ily a irruption des vidéos. On ne peut plus taire. Le fléchissement doit se faire dans les actes.
– D.Le Bars: Je voudrais qu'on ne mélange pas le décès tragique de C.Chouviat... C'est un drame totalement incompréhensible. Mourir lors d'un contrôle de police, A l'évidence, ces images nous font mal. Le ministre parle C'est un croche-pied à la police nationale. On peut toujours essayer de contextualiser un tel geste, mais symboliquement, il fait aussi mal que des violences qui entraînent des blessures. Un simple geste, isolé dans une image... Personne ne peut le comprendre. Il fait mal à toute la police.