logo Le moteur de recherche de la télé

C à vous


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 0h00 sur France 5

– C'était un mensonge. E.Philippe y était allé. C'était le point de non-retour! La haute administration et le Quai d'Orsay... Sauf à considérer qu'elle est au-dessus des règles, l'issue était écrite d'avance.
– A.-E.Lemoine: Colère à l'hôpital...
– Maxime Switek : Voici la une du jour, celle de Libération. 600 chefs de service, 1200 médecins au total, démissionnent de leurs fonctions administratives. Ils réclament des moyens. D'abord, un cas très pratique, avec nos reporters. Nous sommes au service de neurologie de la Pitié-Salpêtrière. C'est la contrainte des AVC.
– Ici, on n'a rien à cacher. La situation est grave. Tout le monde doit être au courant.
– Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien?
– Un manque de personnel. Nous n'avons plus que 10 infirmières. Aucun recrutement en vue. Il nous manque 6 infirmières. On a du personnel extérieur au service. C'est embêtant. Ici, nous prenons en charge les AVC. Les prises en charge, quand elles sont faites par des soignants bien formés, réduisent de 30 % le risque de handicap et de mortalité. Aujourd'hui, on n'est plus capables de faire ça. Tous les jours, j'ai des infirmières intérimaires. Les infirmières font 16 heures et non plus 8 heures.
– Maxime Switek : Voici les conséquences concrètes avec les infirmières en poste: des chambres vides.
– Vous ne pouvez plus accueillir quelqu'un qui a fait un AVC?
– Exactement. Ily a un manque d'effectif médical et paramédical. On n'a pas le personnel pour s'occuper du patient qui serait potentiellement accueilli. C'est catastrophique.
– Vous ne pouvez pas sauver des vies.
– Oui. C'est triste et horrible. Accueillir un malade sans personnel, ça fait des prises en charge complètement foireuses. C'est dangereux. On a tout préparé pour l'ouverture.
– C'est prêt à être utilisé.
– Maxime Switek : Des situations qui se répètent partout en France.