logo Le moteur de recherche de la télé

C à vous


diffusion le mercredi 15 janvier 2020 à 0h00 sur France 5

– E.Borne: Elle n'a pas jugé utile de faire un point sur sa mission.
– Elle va rester en fonction?
– E.Borne: Je pense qu'elle aura l'occasion de s'expliquer. Elle critique le gouvernement très fortement depuis quelques semaines. Est-ce compatible avec son poste d'ambassadrice? On se le demande.
– Maxime Switek : La lettre était déjà partie en fin de semaine dernière. S.Royal considère que cette lettre vaut licenciement. En réalité, rien n'est officialisé. Ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Arctique et Antarctique. Ça fait 2 ans qu'elle occupe ce poste. Au départ, tout allait bien. Elle posait en Laponie en une de Paris Match. En 2017, elle embrasse la fonction. En janvier 2018, elle reçoit un 1er courrier qui lui rappelle son devoir de réserve. Radio France a publié une enquête sur les absences de l'ambassadrice à certaines réunions, sur la manière dont elle gère le budget alloué. Enquête à charge pour S.Royal.
– Ségolène Royal : Ces questions étaient déjà diffamatoires. Ce journaliste délateur...
– Un reporter.
– Ségolène Royal : Malheureusement pour ce journaliste, je connais la procédure. Il se prend pour un procureur. A ma grande surprise, il a sorti sa pseudo-enquête. J'invite ce journaliste inquisiteur à s'intéresser au fond des choses.
– L.Salamé: Il s'agit de S.Tronchet.
– Maxime Switek : S.Royal est repartie en campagne. Ambassadrice ou pas, elle fait toujours de la politique.
– Pierre Cohen : Elle a décidé de revenir et de se positionner pour la présidentielle de 2022. Dans sa situation, n'importe quelle personnalité politique aurait posé sa démission, poliment, pour faire campagne. S.Royal n'est pas n'importe quelle personnalité. Elle a décidé d'accentuer ses critiques contre le pouvoir, de hausser le ton à chaque fois pour repousser les limites du devoir de réserve. En novembre, elle disait que le devoir de réserve, c'était sur la politique environnementale du gouvernement, qu'elle ne critiquait pas. En décembre, elle était allée jusqu'à prétendre qu'aucun ministre français ne s'était déplacé à la COP25 de Madrid.