logo Le moteur de recherche de la télé

Télématin


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 8h10 sur France 2

–  F.Zeitoun: Vous dites: "Je n'écris que sur mes histoires C'est votre seule source d'inspiration?
– Marie-Flore: Tout à fait. Là, en l'occurrence, c'était une histoire particulière.
– Frédéric Zeitoun : On sent que ça a été une histoire d'amour assez passionnelle. Assez douloureuse, aussi.
– Marie-Flore: Ça l'a été aussi, majoritairement, mais ça a donné ce disque. Mon amour, depuis que t'es parti, depuis que t'es parti, t'es partout, c'est à se rendre fou. Je suis comme un piéton qui se suicide, qui traverse la rue hors des clous, j'encaisse tes coups...
– Frédéric Zeitoun : Vous avez un style plutôt cash. Quand vous écrivez "tu n'es qu'un détail, une pipe de plus que je taille", vous n'avez pas peur de choquer en chantant ça?
– Marie-Flore: C'est assez complexe. Quand je suis dans mon studio, que j'écris mes textes, je ne me pose pas du tout cette question parce que ça sort naturellement. Qu'est-ce que tu veux? Une médaille? Pour moi, t'es qu'un détail, une pipe de plus que je...
– TAILLE!
– Marie-Flore: Ensuite, effectivement, j'ai quelques petites appréhensions aux premières écoutes aux amis, aux collaborateurs, etc. Tout le monde le relevait mais sans le relever vraiment. Je me suis aperçu assez rapidement que ça aiguisait l'attention des gens. C'est important qu'on puisse utiliser ces codes qui sont peut-être plus utilisés par des hommes, à notre époque. Si tu veux on parle de rien, on reste comme ça et on est bien. Dis-moi juste si on se voit demain.
– Frédéric Zeitoun : C'est quoi, votre fonction, en tant qu'auteure et interprète?
– Marie-Flore: Le plus beau compliment qu'on puisse me faire, c'est quand les gens viennent à la fin des concerts ou qu'ils m'écrivent un message en me disant: "Tu as mis en mots mon histoire, ce que j'ai vécu, comment je me sens depuis des années." Avoir ses propres chansons qui traversent la vie des gens, c'est le plus beau des cadeaux. J'ai bien senti, bien senti qu'entre nous, il y a comme un court-circuit. Comment éteindre l'incendie? Tout s'anime, tout s'envenime, à chaque fois qu'il me détruit.
– Laurent Bignolas : Ça me rappelle quelqu'un, mais je n'ose pas en parler, car ça remonte à quelques années.