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Journal


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 20h00 sur TF1

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– La raison: cette viande est vendue 2 fois moins chère par nos voisins européens. Direction la Pologne. Nous sommes près de Varsovie. Voici à quoi ressemble une exploitation avicole classique. 12 poulaillers côte à côte avec, à l'intérieur de chacun 54 O00 animaux. C'est 6 fois plus grand qu'en France. Et pour plus de rentabilité, le temps d'élevage est réduit. Des conditions qui, selon cette association polonaise, nuiraient à leur santé.
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– Imaginez un enfant de 5 ans qui pèserait 150kg. Ce n'est pas naturel. Ces poules ne grandissent pas de manière saine. Elles sont malades. Ce qui est inquiétant pour les consommateurs, c'est l'utilisation courante d'antibiotiques dans les fermes.
– L'autre atout de la Pologne: ses abattoirs. Main-d'oeuvre bon marché, automatisation des usines ont permis aux-- au pays de vendre plus d'1 milliard de poulets l'an dernier et de s'imposer comme 1er producteur et exportateur d'Europe. Voilà comment cette viande à bas coût se retrouve dans nos assiettes. Une concurrence qui a obligé la France à revoir son modèle de production déjà ébranlé par des scandales à répétition. On se souvient de la faillite du géant breton Doux et de ses méthodes illégales pour gonfler ses poulets à l'eau.
Les dérives de l'élevage intensif, française veut aujourd'hui s'en défaire. Alors, comment fait-elle pour reconquérir des parts de marché? Au coeur du Morbihan, Stéphane, éleveur depuis 30 ans, a accepté de nous montrer comment il travaille. Dans ses 2 poulaillers, 27 O00 têtes. Cela peut paraître beaucoup, mais ces dernières années, il a réduit de 10% le nombre d'animaux. Une demande de son client qui lui a demandé de jouer la carte du bien-être animal.
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