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C dans l'air


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 22h40 sur France 5

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– On n'a jamais envisagé le retrait bête et brutal ou de multiplier les effectifs par 3.
– César Roux : Les djihadistes ont été fragilisés par la présence de soldats français et de ces armées, même si elles ne sont pas suffisamment compétentes? On fait régulièrement des bilans de Barkhane. Dans d'autres émissions, on a dit qu'on avait fait reculer certaines positions.
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– Ida Dufour : Tout dépend de quoi on parle. Ily a une capacité de nuisance. Je pense aux engins explosifs improvisés. Ils ont mis 2 ans avant de refaire des attaques capables de taper nos véhicules. Pour une armée constituée, le plus facile... C'est structure contre structure. L'adversaire est implanté dans un terrain. Vous envoyez des hommes. Vous ratissez. C'est long, coûteux et ça fait des pertes, mais on sait faire. Avec des groupes djihadistes implantés dans les populations, qui naviguent d'un pays à l'autre, qui jouent des allégeances des uns et des autres, c'est plus compliqué pour une armée comme l'armée française, surtout avec 4500 hommes sur un territoire immense.
– César Roux : Daech et Al Qaïda sont sur le terrain?
– E.Bouvier: Concrètement, oui. Il y a la formation des soldats sur place. Les Américains ont tenté de le faire avant. On recommence depuis plusieurs années. Ça ne fonctionne pas. On a toujours des soldats sous-équipés et sous-motivés. C'est surtout ça, le problème. Eux-mêmes n'y croient pas. Ils ont des contingences à gérer. Parfois, c'est un membre de leur famille qui a rejoint... Ils n'ont pas d'Etat pour les soutenir. Les Etats ne les poussent pas à aller dans un principe de reconquête du pays. Les Etats attendent que les autorités françaises et étrangères fassent le job. Pour de vrai...
– César Roux : Ils mettent beaucoup d'énergie politiquement à expliquer que la France n'est pas seule en première ligne.
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