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C à vous


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 19h00 sur France 5

– Tout est dit. Dans les autres pays, la police des polices est plus indépendante. L'IGPN fait son travail sur les affaires administratives, mais beaucoup moins quand il s'agit de violences policières. Il ne faut pas se méprendre. Ce croche-pied, c'est un euphémisme. Ce n'est pas de ça dont on parle. On parle de 25 personnes qui ont perdu un oeil pendant les "gilets jaunes", de 5 personnes qui ont perdu une main, de Z.Redouane, de Steve...
– Pierre Cohen : Lors de la Fête de la musique, à Nantes.
– Diane Dufresne : Oui. On en parle parce qu'ily a des images. Sans ces images, est-ce qu'on en parlerait? C'est de ça qu'il faut parler. C'est la réalité des pratiques policières. Depuis 48 heures, on voit des pratiques policières... Je ne dis pas que c'est tout le corps policier. Je dis que ce sont des pratiques qui ont lieu tous les jours. Effectivement, E.Macron ne peut plus tenir le discours qu'il tenait ily a encore un an. En mars 2019, il disait: "Vous ne pouvez pas parler de répression Ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit." Aujourd'hui, on en parle.
– Pierre Cohen : C.Castaner continue d'en parler.
– Diane Dufresne : Peut-on parler de violences policières ou non? On s'en fout.
– D.Le Bars: On ne s'en fout pas. J'utilise une autre expression. "Violences policières" et "violences légitimes". Aujourd'hui, on estjugés sur notre force répressive. Ça fait partie du panel De la police nationale, malheureusement. Quand il faut utiliser la force... On ne peut pas parler Je parle de "violences illégitimes". Je n'irais pas sur le terrain politique. Le ministre aurait dû parler avant. Ça nous aurait permis de ne pas rentrer dans cette phase où on pense que la police est impunie. Je le lui ai dit.
– Pierre Cohen : Ily a un problème de stratégie de maintien de l'ordre, d'équipement policier, d'état d'esprit, d'impunité, tout ça à la fois?
– D.Le Bars: Ily a un problème dans la façon dont on veut gérer les forces de l'ordre face à différentes menaces. Aujourd'hui, ce sont les mouvements sociaux. On a eu un reproche, celui de l'attentisme. On laissait casser.