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C à vous


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 19h00 sur France 5

– Enquête à charge pour S.Royal.
– Ségolène Royal : Ces questions étaient déjà diffamatoires. Ce journaliste délateur...
– Un reporter.
– Ségolène Royal : Malheureusement pour ce journaliste, je connais la procédure. Il se prend pour un procureur. A ma grande surprise, il a sorti sa pseudo-enquête. J'invite ce journaliste inquisiteur à s'intéresser au fond des choses.
– L.Salamé: Il s'agit de S.Tronchet.
– Maxime Switek : S.Royal est repartie en campagne. Ambassadrice ou pas, elle fait toujours de la politique.
– Pierre Cohen : Elle a décidé de revenir et de se positionner pour la présidentielle de 2022. Dans sa situation, n'importe quelle Personnalité politique aurait posé sa démission, poliment, pour faire campagne. S.Royal n'est pas n'importe quelle personnalité. Elle a décidé d'accentuer ses critiques contre le pouvoir, de hausser le ton à chaque fois pour repousser les limites du devoir de réserve. En novembre, elle disait que le devoir de réserve, c'était sur la politique environnementale du gouvernement, qu'elle ne critiquait pas. En décembre, elle était allée jusqu'à prétendre qu'aucun ministre français ne s'était déplacé à la COP25 de Madrid. C'était un mensonge. E.Philippe y était allé. C'était le point de non-retour! La haute administration et le Quai d'Orsay... Sauf à considérer qu'elle est au-dessus des règles, 'issue était écrite d'avance.
– A.-E.Lemoine: Colère à l'hôpital...
– Maxime Switek : Voici la une du jour, celle de Libération. 600 chefs de service, 1200 médecins au total, démissionnent de leurs fonctions admiratives. Ils réclament des moyens. D'abord, un cas très pratique, avec nos reporters. Nous sommes au service de neurologie de la Pitié-Salpêtrière. C'est la contrainte des AVC.
– Ici, on n'a rien à cacher. La situation est grave. Tout le monde doit être au courant.
– Quelles sont les difficultés que vous rencontrez au quotidien?
– Un manque de personnel. Nous n'avons plus que 10 infirmières. Aucun recrutement en vue. Il nous manque 6 infirmières. On a du personnel extérieur au service. C'est embêtant. Ici, nous prenons en charge les AVC. Les prises en charge, quand elles sont faites par des soignants bien formés, réduisent de 30 % le risque de handicap et de mortalité. Aujourd'hui, on n'est plus capables de faire ça. Tous les jours, j'ai des infirmières intérimaires. Les infirmières font 16 heures et non plus 8 heures.
– Maxime Switek : Voici les conséquences concrètes avec les infirmières en poste: des chambres vides.
– Vous ne pouvez plus accueillir quelqu'un qui a fait un AVC?
– Exactement. Ily a un manque d'effectif médical et paramédical. On n'a pas le personnel pour s'occuper du patient qui serait potentiellement accueilli. C'est catastrophique.
– Vous ne pouvez pas sauver des vies.
– Oui. C'est triste et horrible. Accueillir un malade sans personnel, ça fait des prises en charge complètement foireuses