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C dans l'air


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 17h45 sur France 5

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–  C.Roux: Pourquoi parle-t-on de nouvelle coalition?
– Ida Dufour : Une structure chapeauterait le G5 Sahel et Barkhane. C'est ce que les opérationnels essaient de faire sur place.
– César Roux : On pense que c'est une nouvelle stratégie, mais pas tellement.
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– Vincent Hugeux : Ily a une mue tactique. Nécessité fait loi. On ne peut plus s'épuiser à essayer de couvrir un espace hostile aussi vaste que l'Europe occidentale. Il faut resserrer sur la tumeur maligne, la zone des 3 frontières. C'est l'un des foyers les plus actifs, l'un des plus complexes à traiter. On invite aussi nos partenaires européens à être moins pusillanimes et à se montrer plus proactifs. On invite aussi, de cette manière, les partenaires africains à sortir d'un louvoiement, voire d'un double langage, et à clarifier. A Pau, il y avait la réaffirmation de l'adhésion au principe de la présence française durable et une tentative d'adaptation. Ily a un empilement de structures qui n'est pas nécessairement le signe d'une évolution fondamentale de la stratégie. La stratégie est plus réactive que proactive.
– Wassim Nasr : On réagit aux djihadistes, en fait.
– César Roux : Il ne faut pas que j'oublie cette question.
– Vincent Hugeux : En partie. Certains pays, pour se départir d'une forme d'obligation d'envoyer des hommes sur le terrain, fournissent de l'appui logistique, un financement, des appareils de transport de troupes, mais ce n'est pas synonyme d'un engagement au feu.
– César Roux : C'est faux de dire que la France est seule en 1re ligne?
– Ida Dufour : Ce n'est pas tout à faitjuste... Ily a beaucoup de monde en soutien, quand même. Le principal des forces et ceux qui font du bilan, clairement, c'est les Français.
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