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C dans l'air


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 17h45 sur France 5

–  C.Roux: On est piégés.
– Vincent Hugeux : Oui, c'est une forme de piège. La question est de savoir comment on sort de ce piège. Sur l'affaire américaine, j'ai posé la question à un haut responsable français. Il m'a dit: "La décision n'est pas arrêtée de manière massive et univoque. Il y a des signaux contradictoires. De Paris, on essaie d'émettre nos signaux vers la Maison-Blanche, le Pentagone, l'Agence nationale de sécurité et Africom, le commandement américain en Afrique." Ily a un double argument invoqué par la France. Ily a le retour sur l'investissement. "Vous avez beaucoup investi. Vous retirer maintenant n'a aucun sens." En Somalie, c'est sur la base de nos renseignements que vous menez vos opérations contre les shebabs avec vos drones."
– Wassim Nasr : Ily a eu une attaque C'était l'EI. Des bérets verts ont été tués. Sans l'appui de l'armée française, les dégâts auraient été beaucoup plus gros pour les Américains. Al Qaïda a attaqué une base américaine en Somalie. Les Américains ont annoncé l'envoi de plus de soldats pour appuyer cette base. La coordination entre les Américains et les Français est de très haut niveau sur toute cette zone. En Libye, les Américains frappent quasiment toutes les semaines.
– César Roux : Ce n'est pas un désengagement de l'Amérique vis-à-vis de l'Afrique?
– Wassim Nasr : Même si l'empreinte n'est pas visible pour le grand public, ils sont déjà très engagés. Je ne pense pas qu'ils vont se retirer du jour au lendemain. Quand on parle de la Somalie, l'engagement américain est très ancien. Ils ont perdu des hommes là-bas. Ily a une communauté somalienne chez eux. Ça a nourri les shebabs depuis un moment.
– César Roux : Dans cette zone, on parle de 7000 soldats. Quel est le rapport?
– Wassim Nasr : Ils sont présents à Ouagadougou pour du renseignement.
– Vincent Hugeux : Ily a la base d'Agadez. C'est au nord du Niger. La fermeture de cette base serait désastreuse. J'ai soumis la question à un haut responsable militaire. Il dit: "S'il y avait un retrait total et brutal, ça nous exposerait à une décrue dans la qualité de notre renseignement.