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Iran, les derniers grands nomades


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 15h35 sur France 5

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– C'était aussi des nomades, je pense.
– Le père est mort. Zahra, la mère, dirige les opérations. Ils vont passer la nuit ici, à la belle étoile.
– J'ai 7 fils et 3 filles. Ils sont tous nomades. Toute la famille travaille comme nomade.
– Est-ce que je suis fatigué ? Non.
Pas du tout. J'aime bien ma façon de vivre. Aujourd'hui, tout roule, malgré les difficultés là-haut dans la neige. Je fais ce que mon père et mon grand-père faisaient. Ils étaient nomades. Peut-être qu'un jour, nous allons nous installer quelque part et ne plus bouger.
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– Dans les vallées en contrebas du Zard Kuh, la famille Zourali s'est installée depuis plusieurs jours. Ils sont arrivés par camion. Gheybi Pour a 45 ans. Il n'a que 50 moutons. Farzad a déjà repéré quelques têtes.
– La transhumance à pied est exigeante physiquement. C'est fatigant. J'ai toute une famille avec moi, avec une personne âgée etje n'ai plus de mule ni d'âne. C'est pour quoi je la fais par la route avec un camion. Dialecte iranien.
– J'aime tout dans la vie de nomade. En particulier, la nature. J'aime être avec les moutons. J'aime le travail de la terre. Sans oublier le bon air que nous avons ici.
– Même si la vie de nomade est très difficile, pour la majorité d'entre eux, je pense qu'ils sont heureux. Le niveau de vie est quand même très faible quand on vit ainsi. Ils n'ont quasiment rien alors qu'en ville, le niveau de vie est nettement supérieur.
– La vie de nomade, ce n'est pas une belle vie. Ily a beaucoup de difficultés. On ne se repose jamais, pas d'eau pas de douche, pas de toilettes. On est nomades, car on est obligés.
– Mais vous avez une maison.
– Mais on doit suivre nos moutons Nos enfants restent là-bas. Ce n'est pas une bonne vie
– Il n'y a rien de bien ?
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