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Iran, les derniers grands nomades


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 15h35 sur France 5

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– Dans ce métier, ily a beaucoup de soucis. Le camion, ça ne me convient pas, parce qu'il fait trop chaud et c'est mauvais pour les bêtes. Et sur le parcours, elles peuvent manger correctement.
– Pour ceux qui ont choisi les chemins pour accéder au col, la pente est bien raide. Goudars Heidari est à la tête d'un troupeau de 1 700 bêtes. C'est un proche de la famille de Farzad.
– On arrive du Khouzistan. Je suis un nomade de Share kord. Je viens de Jari.
– Vous êtes partis depuis quand ?
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– On a commencé le koutch 10 jours avant le nouvel an de Norouz. On a déjà passé 10 jours sur la route.
– Ah oui ! Pourquoi tu ne les emmènes pas en camion ?
– Je ne peux pas en transporter 1 000 par camion. On le fait de manière traditionnelle.
– Et tu vas dans quelle direction ?
– On veut aller à Sebeistoun. On est partis vers 5h du matin et on ne sait pas à quelle heure on va arriver.
– Je suis très heureux de toutes ces journées passées sur le koutch. Plus de 90% des gens que j'ai croisés me connaissaient moi ou ma famille. Je me présentais comme le fils de Haj Lohrasb Galeh. C'était très gratifiant pour moi, même si tout n'est pas si simple dans ce style de vie.
– Une grande partie des 700 chèvres a évité la route, empruntant une combe où ily a encore de la neige. Plus au Sud, les familles et les troupeaux sont aussi en route vers Chelgerd. Ce chemin permet de profiter des lacs des environs, des retenues d'eau artificielles qui avaient été créées pour l'irrigation.
– Said Ramezani vient d'arriver avec 5 autres familles. Il prévoit de rester à Jelogir pour 6 mois. L'herbe est bonne et abondante. Les bêtes sont en forme. Ces chiens de berger sont très résistants et performants, mais ils peuvent être très dangereux face à un inconnu.
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