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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 13h55 sur France 2

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– Je ne sais plus...
– Catherine: Quand tu es arrivée, il y avait papa et moi.
– Servane: Oui. On s'est rejoints. Papa et maman étaient déjà là-bas, avec les psychiatres. Je les ai rejoints après avec ma soeur et mon oncle. Je crois que je me suis énervée
– Félix Bollaert : Tu étais en colère? Qu'est-ce que tu leur as dit? Tu as voulu t'échapper?
– Marine: Oui. Mon oncle et mon père sont restés à côté d'elle pour la rattraper au cas où.
– Félix Bollaert : Quelle image tu te faisais d'un centre médico-psychiatrique?
– Servane: Je savais que les gens qui étaient là-bas n'étaient pas forcément fous comme on les voit dans les films, avec les camisoles, enchaînés, mais j'étais certaine que je n'avais pas ma place là-bas. Pour moi, je n'avais pas besoin d'y aller. Je n'avais pas envie. Avec les gens là-bas, on n'avait rien à voir ensemble.
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– Félix Bollaert : Tu as reproché à ta maman, ce jour-là, de t'avoir laissée là-bas? Pendant très longtemps, jusqu'à il y a peu de temps encore.
– Félix Bollaert : Tu avais quel âge?
– Servane: 13 ans.
– Félix Bollaert : Tu as passé combien de temps dans ce centre?
– Servane: 2 semaines. Je suis sortie 2 ou 3 jours avant mon anniversaire.
– Félix Bollaert : Quand tu me dis que tu lui en as voulu encore jusqu'il y a peu de temps, c'est qu'il t'a fallu lui pardonner quoi?
– Servane: Pas lui pardonner, mais comprendre sa démarche. J'ai mis longtemps à comprendre pourquoi elle l'avait fait. J'ai compris qu'elle l'avait fait pour mon bien, pour me protéger et pour protéger ma famille aussi, que ce n'était pas contre moi, mais pour moi.
– Félix Bollaert : Sauf que sur le moment, tu ne l'as pas compris comme ça.
– Servane: Pas du tout.
– Félix Bollaert : Et ces 2 semaines se sont passées comment?
– Catherine: Une catastrophe.
– Servane: J'ai tout fait pour qu'ils me virent. Je ne voulais pas être soignée, doncj'ai fait tout ce qui était interdit.
– Félix Bollaert : Cest-à-dire?
– Servane: On n'a pas droit au contact physique, là-bas. Il y avait des garçons, alors forcément, j'allais sur leurs genoux, je leur piquais leur sweat, ce genre de choses.
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