logo Le moteur de recherche de la télé

Ça commence aujourd'hui


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 13h55 sur France 2

capture
– Isabelle: Même moi, j'ai signé. On m'a bien fait comprendre, pour le bien de ma fille, qu'il fallait le faire. Je reproche que, quand vous sortez, il n'y a personne. On vous dit: "Votre fille est bien. On va s'occuper d'elle." Mais quand vous sortez, vous êtes seul au monde et vous vous retrouvez dans la rue. La 1re fois, arrivée sur le parking, j'ai hurlé à la mort... Il fallait que ça sorte. Toute cette pression que j'avais eue toute la journée, aller la chercher, la faire interner... Je me suis retrouvée seule devant la voiture. Je me suis fait peur. J'ai hurlé, j'ai pleuré. Je suis vite montée dans la voiture. Je me suis dit: "Va-t-en parce qu'on va t'enfermer aussi." C'est dommage parce qu'on n'a personne à qui parler ou quelqu'un qui nous dise de nous calmer, que ça va aller.
– Félix Bollaert : Vous prenez un traitement, Elodie?
– Elodie: Oui, depuis 7 ans.
capture
– Félix Bollaert : Comment vous allez?
– Elodie: Très bien. Ça fonctionne, mais ça a mis du temps. la décision de votre mère de vous faire hospitaliser?
– Elodie: Oui, mais ça n'a pas toujours été le cas.
La seule chose que je sais, c'est que, à ce moment-là ou aux autres, elle a toujours été présente. Mine de rien, on a mené ce combat toutes les 2. Quand je suis sortie de l'hôpital, elle est venue me chercher pour m'amener chez elle. J'ai su faire la part des choses,
– Isabelle: Entre ce qui s'est passé et aujourd'hui, ça a été...
– Félix Bollaert : Un long parcours.
– Isabelle: La 2e fois qu'elle s'est fait interner, c'est parce que son papa est décédé. Des événements dans la vie l'ont refait chuter. Il a fallu passer cette étape. Ça a été difficile. Il faut comprendre qu'on souffre autant qu'eux, même si la maladie fait souffrir. Je l'ai bien compris. Mais nous aussi, on a des blessures.
capture