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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 13h55 sur France 2

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– Félix Bollaert : C'était quoi, ce profond mal-être? Oh, pardon...
– Elodie: Non, ça va. En fait, ça a fait partie de cette phase maniaque et de toute la maladie qui a suivi... Le divorce, la séparation de mon père... A cet instant, il m'explique qu'il ne peut plus me prendre dans les bras, que je suis trop grande. Ça a été l'anéantissement total. C'était les prémices de la phase maniaque, qui a généré des sorties, où il pouvait y avoir beaucoup de choses, de l'alcool et d'autres choses... De là, malencontreusement, ça a déclenché la maladie bipolaire.
– Félix Bollaert : Qu'est-ce que ça veut dire, être bipolaire?
– Dr F.Ferreri: Ça veut dire C'est quand le moral se dérègle. Normalement, le moral fluctue, dans la vie de tous les jours, mais chez certains, c'est trop marqué. Des fois, le moral est trop bas. C'est le pôle dépressif. Des fois, c'est trop haut. C'est le pôle maniaque, d'excitation. Les personnes peuvent avoir des moments où elles sont très déprimées ou d'autres où elles sont trop excitées.
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– Elodie: C'est très violent, autant pour monter que pour descendre.
– Félix Bollaert : Vous faisiez des choses un peu folles quand vous étiez très haut?
– Elodie: C'est surtout des choses avec la vitesse, la voiture...
– Isabelle: Elle ne dormait pas.
– Félix Bollaert : Vous avez vu arriver cette maladie?
– Elodie: Pas du tout.
– Isabelle: Non. Ce qui nous a trompés, c'est qu'Elodie aimait la vie. Elle aimait sortir, faire la fête. C'était une fille de nuit. Ça a été un mélange. Je ne peux pas dire qu'envers nous, elle a été violente. Elle faisait beaucoup de choses. C'était toujours un peu démesuré, mais ça faisait partie de sa personne. Elle était dans l'excès dans tout. Elle pouvait revenir du jour au lendemain avec les cheveux rouges. Elle était habillée de toutes les couleurs... C'était soit tout en foncé, plutôt très fermée, ou l'inverse, des couleurs, tout va bien...
– Elodie: On ne l'a pas senti venir. Suite à la 1re crise, quand elle m'a fait hospitaliser, je suis restée enfermée un mois dans l'aile fermée. Pour moi, j'étais en prison. J'avais tellement peur des patients que je demandais qu'on m'enferme dans ma chambre, la nuit.
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