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Ça commence aujourd'hui


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 13h55 sur France 2

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– Lo' l's: C'est là qu'il a commencé à rigoler et à parler tout seul.
– Félix Bollaert : Ça vous a alertée pour qu'un diagnostic soit posé?
– Anne: Là, on s'est dit qu'il allait falloir l'emmener à l'hôpital faire une évaluation. On se disait qu'il y avait un problème, mais lequel, on ne savait pas. A ce moment-là, j'étais très seule. C'est quelque chose... C'est une masse d'informations, de choses qu'on reçoit et on ne sait pas quoi en faire.
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– Félix Bollaert : Qu'est-ce qu'on vous a dit?
– Anne: On l'a emmené à l'hôpital et le médecin psychiatre qui l'a vu... Il était en pleine crise de violence. Ils ont dû le maîtriser. Il a été hospitalisé. Au bout de 2 jours, on m'a rappelée en me disant que Quentin était sortant, que c'était un conflit familial pour lui, qu'il faisait ça pour qu'on s'occupe de lui, qu'il allait falloir mettre du cadre dans tout ça, que j'avais certainement mal agi sur certaines choses. Là, j'ai eu la même réaction: "Vous ne nous connaissez pas, comment pouvez-vous dire que j'ai mal fait mon boulot?"
– Félix Bollaert : C'est toujours, à un moment ou à un autre de l'histoire, la faute des parents ou de la mère. La mère aura toujours sa responsabilité avant qu'on en arrive à...
– Anne: On se sent responsable, énormément. On se dit qu'on a raté quelque chose dans l'éducation, malgré tout.
– Félix Bollaert : Vous avez espéré une énorme crise pour qu'il soit pris en charge?
– Anne: En sortant de l'hôpital, je ne voulais pas le reprendre chez moi.
Il avait des symptômes qui, pour moi... J'ai fait des recherches et je me suis dit qu'il y avait un souci. Je me suis fait aider par le centre d'aide sociale qui m'a mise en contact avec une association, l'Unafam. C'est une association d'aide aux familles de malades psychiques. Grâce à eux, j'en ai su un peu plus sur ce que pouvait ressentir Quentin.
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