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Le magazine de la santé


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 13h40 sur France 5

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– Ily a des gens qui mentent très bien, en revanche. La détection du mensonge est proche du hasard. Même quand on a fait ces expériences avec des policiers, des inspecteurs et des agents du FBI, ils ne sont pas meilleurs que les autres. La capacité de détection du mensonge au moment où il est produit est de 54 %, avec une petite variation. Il n'y a pas ces personnages qui devinent l'intention des gens.
– M.Carrère d'Encausse: A l'IRM, on voit quoi?
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– Dr X.Seron: L'IRM n'étudie qu'un certain type de mensonge. On demande au sujet de mentir à un moment donné, L'IRM montre que le mensonge active plus d'aires cérébrales que la réponse correcte. Ça active un certain nombre d'aires qu'on peut imaginer impliquées. Quand vous mentez, vous devez inhiber la vérité. Les aires cérébrales sont des aires activées... Construire un mensonge demande de l'imagination et de créer un récit. On montre une implication des aires frontales Dans les mensonges autobiographiques, on montre l'implication de certaines aires impliquées dans la recherche en mémoire. Dans certains mensonges, on montre l'activation de l'amygdale. Il y a une telle variabilité et de situations mises en jeu... Ce n'est pas assez fiable.
– Fabien Doguet : Y a-t-il une évolution du mensonge dans le temps?
– M.Carrère d'Encausse: On est anonyme.
– Dr X.Seron: Ily a la désinhibition du mensonge sur le Net. Ily a un accroissement des mensonges avec l'apparition d'Internet. Les études montrent que plus on est anonyme, moins on est repérable, et plus la probabilité du mensonge existe. Par rapport au face-à-face, Internet crée une augmentation du mensonge.
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