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Le magazine de la santé


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 13h40 sur France 5

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– Je pense qu'elle est plus fatiguée que moi. Je lui propose la place. Si elle me dit que je suis fatigué aussi, je vais dire: "Non, je vous en prie." C'est un mensonge de gentillesse.
– Fabien Doguet : Y a-t-il des menteurs pathologiques?
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– Dr X.Seron: Oui. Ily en a 2 types. Ily a la personnalité psychopathique, le sujet machiavélique qui manipule les gens en fonction de stratégies, qui ment régulièrement en fonction de ses objectifs de vie. Vous avez le mythomane, la personne qui ment, mais c'est une sorte d'addiction. C'est sa manière de fonctionner. Il se repère au fait que ses mensonges ne lui profitent pas nécessairement. Il ne peut pas s'empêcher de mentir. Il raconte des histoires un peu fantastiques dans lesquelles il est un peu le héros. Ce n'est pas malveillant.
– M.Carrère d'Encausse: On est fascinés par les livres et les films dans lesquels on voit des détecteurs de mensonges. C'est fiable?
– Dr X.Seron: Je pense que non, même si c'est largement utilisé. Il faut mettre à part peut-être l'imagerie fonctionnelle cérébrale et les détecteurs de mensonges qui enregistrent la transpiration, le rythme cardiaque et le rythme respiratoire. Ils fonctionnent sur l'idée que le sujet qui ment est parcouru par des émotions. On interroge le sujet. Quand ilva manifester, face à certaines questions, une réaction émotionnelle, ce serait une indication potentielle Le problème, c'est que les psychopathes mentent sans émotions. Des tas de sujets innocents peuvent avoir très peur d'être pris pour des menteurs et auront une réaction anxieuse qui va être mal interprétée. Ce n'est pas une méthode suffisamment fiable.
– M.Carrère d'Encausse: C'est une notion assez basique d'imaginer qu'à chaque fois qu'on ment, on a des réactions.
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