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Journal 13h00


diffusion le mardi 14 janvier 2020 à 13h00 sur France 2

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– Eux n'en sont plus au stade des menaces. Ils ont déjà démissionné. Nous avons aussi suivi un chirurgien qui a quitté le public pour le privé il y a 3 ans, et il ne le regrette pas du tout.
– A la tête d'un des secteurs les plus sensibles de l'hôpital, jamais imaginé en arriver là: démissionner de leurs tâches administratives. Ce geste n'a rien de symbolique.
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– La démission n'est pas une bonne chose. Ça veut dire qu'on est en échec. Ce n'est pas bien mais malheureusement, on n'avait pas d'autre solution pour faire avancer la situation. à leur direction, ils dénoncent la mort de leur hôpital et des alertes qui n'ont jamais été prises en compte. Construit il y a 20 ans, l'Hôpital des Enfants est sous-dimensionné pour faire face à l'afflux de jeunes patients, toujours plus nombreux, à Toulouse. Le personnel craque. Avant-hier, une infirmière a annoncé son départ. que ça va tellement mal dans tous les services qu'il y en a un qui va faire une bêtise. C'est des erreurs médicales, des gens qui travaillent dans la crainte... Ce n'est pas ma conception de l'hôpital public.
– Au-delà des moyens supplémentaires, ces médecins réclament d'être mieux associés aux décisions de l'hôpital. La direction n'a pas souhaité commenter ces démissions et a confié les tâches administratives à d'autres personnels hospitaliers.
– Il faut remettre les médecins au coeur de la gestion de l'hôpital avec les directeurs et l'administration. Je ne suis pas contre l'administration, mais il faut qu'on travaille ensemble. Ce n'est pas le cas.
– Ce constat pousse d'autres professionnels à quitter l'hôpital public. Ce chirurgien en gynécologie gagne 20 % de plus en exerçant dans une clinique privée, mais ce n'est pas ce qu'il est venu chercher en priorité.
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